mardi 16 avril 2013

Une parenthèse d'été à Miami

Après un weekend passé sous les Tropiques, petit retour sur la semaine dernière même si le weekend fut nettement plus mémorable ! 


Le printemps est arrivé à New York mais les débuts furent un petit peu chaotiques : mardi (09/04) il a fait 27° (celsius j’entends) ! J’ai été tellement prise de cours par la chaleur que j’ai dû aller m’acheter un t-shirt avant d’aller chercher Lilou parce que je n’étais clairement pas équipée. J’avais raison, Lilou a pleuré à chaudes larmes quand elle m’a vue arriver. Heureusement, ça n’a pas duré. Pendant deux semaines, son école était fermée pour les vacances et je suis allée la chercher dans une garderie. Le quartier, à la limite entre l'East Village et le Lower East Side, pas très loin de chez moi finalement, était très sympa, ça m’a permis de découvrir un peu : des petites rues, des cafés, des vieux cinémas et les arbres en fleurs. 



Mercredi, j’ai enfin réussi à skyper Sydney ! Anne est en échange là-bas, résultat, on a 14h d’écart et c’est difficile de trouver une heure qui soit décente pour nous deux. Petit exploit donc ! 
Le beau temps n’a pas duré, il a fait trop chaud trop vite et on a eu un énorme orage mercredi soir et la température est redescendue vers les 20 degrés.


Vendredi, je suis partie pour Miami !!


Quand j’ai quitté New York vendredi matin, il faisait 6° et c’était le déluge. Mon avion décollait de Newark, un des trois aéroport qui dessert New York même s’il se trouve dans le New Jersey. Il faut aller en métro prendre un train à Penn Station, puis une navette, tout ça prend du temps. Décollage à 13h15. A Charlotte (Caroline du Nord), mon escale, le pilote a « raté » son atterrissage : on allait bientôt toucher la piste quand il a repris de la hauteur, fait demi-tour et recommencé. Heureusement, la deuxième fois était la bonne mais ce n’est pas vraiment rassurant !
En arrivant au dessus de Miami, le spectacle est extraordinaire, on survole pendant 5 bonnes minutes des villas gigantesques avec piscine, golf, héliport… Arrivée à l’aéroport de Miami à 18h10. La première chose que je remarque (à part les palmiers, le ciel bleu et la clim' qui ronronne), c’est que tout le monde parle espagnol ! Même quand je vais m’acheter quelque chose à manger, la vendeuse commence par me donner le prix en espagnol. 


Grâce aux indications de Coralie, j’arrive à trouver la navette qui amène jusqu’à l’unique ligne de métro de Miami.

Chez Coralie !
Coralie habite juste à côté de son université, à Coral Gables, une ville qui touche Miami. Elle vient me chercher à la station de métro et on va déposer mes affaires chez elle. Elle partage un appartement vraiment top, idéalement situé par rapport au métro et au campus avec une américaine que je n’ai pas vue. Il fait 30° et le taux d’humidité doit avoisiner les 80% (globalement, le temps me rappelle celui de la Guadeloupe, qui n’est pas très loin !), je me suis donc changée histoire de ne pas fondre dans mes vêtements New-yorkais. 


Sur le campus






On fait un petit tour du campus de nuit avant d’aller manger des sushis au centre-ville. On dirait presque que New-York et Miami ne sont pas dans le même pays : même à 22h, la température ne descend pas en dessous de 25-27°, il y a beaucoup de vie dans les rues, les bars et les restaurants s’étalent sur les trottoirs et on entend partout de la musique latine. La végétation est aussi très différente : à Miami, ce sont les palmiers alors qu’à New York les arbres commencent à bourgeonner.

Dans les chaussures de Forrest Gump














On se balade dans Brickell, le quartier des affaires, jusqu’à Bayside, le port. Là encore, de la musique et beaucoup de gens dehors malgré l’heure tardive. On traine un peu sur des transats et quand un SDF demande à Coralie de chanter la Marseillaise, on décide qu’il est temps de rentrer.



 
Le Port
Quand on se réveille samedi matin, il ne fait pas très beau, le temps est menaçant. On renonce à la piscine pour la journée et après avoir fait un super petit déj, on va visiter Vizcaya, une villa qui n'est pas très loin de chez Coralie. C’est là que Reagan avait choisi de  rencontrer Jean-Paul II en 1987. Un des arrêts de métro s'appelle Coconut Grove, trop funky ! :)

 

Cette maison, c’est tout un concept : construite dans les années 1920, le propriétaire a voulu construire une villa italienne du XVIème siècle, il a donc tout fait vieillir artificiellement : les pierres du jardin, les murs des chambres, les mosaïques...  





 

Le résultat est un peu étrange car on voit assez facilement que tout est « faux ». C’est d’ailleurs assez symptomatique des Etats-Unis et de Miami cette volonté de se créer un passé qu’ils n’ont pas, étant une jeune nation.
  






  



Peu importe, le résultat est quand même très sympa. Les jardins sont très beaux malgré les statues d’un goût douteux. On a même vu un raton laveur ! 







 








On a d’ailleurs bien fait de commencer par aller voir les jardins parce qu’une tempête tropicale commence alors qu’on s’apprête à entrer dans la maison. C’est très impressionnant, il a plu environ 2h sans discontinuer et on avait de l’eau jusqu'aux mollets ! Après avoir attendu une bonne heure, on décide de retourner au métro, au bout de 2 minutes, le parapluie devient superflu : on est aussi trempées que si on venait de prendre une douche toutes habillées et le 4x4 qui asperge Coralie en passant trop près du trottoir fini le travail. 

On s'essore



En arrivant au métro, on essore nos habits et les serviettes qu’on avait prévues pour la piscine s’avèrent utiles dans le métro sur-climatisé.















Quelques minutes après notre arrivée au métro, les nuages se dissipent et en un rien de temps, il fait 28° et le soleil brille comme si de rien n’était ! Coralie me fait visiter le campus. Il ressemble plus à un village vacances qu’à un campus universitaire ! 








Des palmiers partout, des fontaines…ça doit être vraiment difficile de se motiver pour aller en cours ici. 



 


  


 Coralie va réviser un peu ses cours et moi je vais profiter de la piscine du campus.













 



 On rentre ensuite se préparer pour la soirée. Je rencontre deux amies de Coralie : Mayta, italo-argentine en dernière année d’architecture et Marine, française en échange qui étudie le génie civil à Orléans. 






 Coralie m’avait prévenue que j’avais bien choisi mon weekend : un samedi soir par mois, toutes les galeries d’art de Wynwood, un quartier de la ville, sont gratuites et ouvertes jusqu’à tard dans la nuit. C’est l’endroit branchouille de Miami, un peu hippie, un peu hipster. Mayta qui vit depuis 6 ans à Miami, connaît absolument tout le monde dans les rues, dans les expositions et nous fait entrer dans un vernissage. 




On fait ensuite quelques galeries et on finit dans un bar. Il est totalement à l’air libre et le groupe qui joue est excellent, on reste un petit moment à discuter. 


Avec Coralie, Marine et Mayta

En retournant à la voiture, on se fait réprimander par un policier qui nous dit qu’on est totalement inconscientes de s’être garées dans cette rue. Apparemment à une rue de l’endroit branché, c’est le ghetto. Même s’il a sûrement voulu nous impressionner pour qu’on fasse attention, toutes les rues de Miami ne sont clairement pas sûres. 



Mayta nous emmène ensuite au Club 50, une boîte de nuit qui a une particularité : se trouver au 50ème étage d’une tour du centre ville, sur le toit. De nuit, la vue est très belle et les lumières de la ville s’étirent jusqu’à l’horizon. On retrouve un gros groupe des élèves en échange à l’université de Miami et on danse jusqu’à 3h sous les étoiles.







Dimanche, le réveil est un peu difficile, on a mal partout d’avoir beaucoup marché et dansé. Le temps est idéal et on reprend notre plan de la veille : piscine. On retrouve Marine sur le campus. La piscine n’est pas très loin en kilomètres mais comme le système de transports en commun n’est pas développé, il nous aurait fallu une heure pour y aller à pied et la chaleur est écrasante. Après une heure d'attente, le taxi arrive. La piscine est à Coral Gables et s’appelle Venetian Pool. 
 
 
Là encore, tout est faux, mais c’est tellement joli. Elle a été construite en 1923 et l’eau provient d’une nappe souterraine. L’eau est très bleue et très fraîche.  Il y a des petites caves et des cascades, bref, on se repose tranquillement en allant nager quand la chaleur devient insoutenable. Je me suis tartinée de crême solaire SP50 toute la journée mais je n'ai pas été très habile, j'ai rougi tout le long de mon maillot de bain, le résultat est assez comique.











Quand la piscine ferme vers 16h, on marche un petit peu en direction d’un hôtel, le Biltmore. Au début, on ne voulait que passer mais le décor est trop beau : on s’arrête au café de l’hôtel pour admirer la piscine. Un vrai petit coin de paradis.


Marine et Coralie
















 
Et puis, direction la plage ! C'est un peu loin, il nous faut environ 1h de taxi-métro-bus pour arriver  à South Beach. La plage est très belle, l’eau très bleue. Ici, c’est le Miami des clichés : des nanas refaites de partout avec leurs chihuahuas, des mecs qui passent clairement 90% de leur temps éveillé à la salle de sport...Le long de la plage, c'est le quartier art-déco, très sympa à regarder. On tombe par hasard au milieu de ce qui semble être une gay pride, la rue est très animée.







A quelques rues de l’agitation, il y a quand même des rues beaucoup plus tranquilles avec des petits restaurants. Les filles connaissent très bien le coin et on déambule tranquillement. 










On dîne dans un restaurant cubain recommandé par Coralie (et le Routard !), Puerto Saga. Les plats sont simples : des viandes, surtout du poulet , grillées ou en sauce. Elles sont toutes accompagnées de riz blanc, de soupe aux haricots rouges et de bananes plantains caramélisées. C’était délicieux et on a tellement mangé que le trajet du retour à paru être une éternité pour nos estomacs en digestion.




Je suis partie tôt lundi matin pour un avion qui décollait à 8h30. Retour sans encombre, je suis allée directement à l’université pour mon cours de 17h. En arrivant à New York, j'ai l'étrange impression de rentrer à la maison..je crois que je l'ai adoptée cette ville ! La fin de journée du lundi a malheureusement été entachée par l’annonce de l’attentat à Boston. L’université nous a envoyé un mail en nous disant que la sécurité était augmentée sur le campus. Depuis ma chambre, j’ai une vue très dégagée du ciel de Manhattan et plusieurs hélicoptères ont tourné pendant la soirée. Bref, un climat un peu oppressant dont seuls les Américains ont le secret.



Malgré cette fin un peu tragique, j’ai passé un super weekend ! J’ai vraiment eu l’impression d’être en vacances pendant ces quelques jours. Un énorme merci à Coralie  qui m’a proposé de venir quand je me plaignais du froid à New York en mars alors qu’on se connaissait à peine. Elle a été adorable et m’a vraiment emmenée partout, j’ai pu découvrir beaucoup de facettes de Miami sous un superbe soleil ! Merci Coralie !!

mardi 9 avril 2013

Le printemps commence à Boston !

Les cours se sont succédés normalement la semaine dernière.

Lundi (01/04), le prof de Movie Marketing nous a rendu le quizz de mi-semestre : 5 questions de cours… avec autorisation d’ouvrir son cours ! Au début, j’ai cru à une blague mais non. Bref, même pas besoin d’avoir assisté aux leçons en fait, il suffisait juste d’avoir sous les yeux les notes de quelqu’un qui était venu en cours. En rendant les copies, le prof s’est quand même excusé pour ceux qui n’avaient pas réussi et leur a dit qu’ils pourront toujours se rattraper plus tard...hallucinant ! 

En Marketing, on avait un projet de groupe à rendre jeudi.  Alors qu’on a le sujet depuis au moins 2 semaines, on s’est tous plus ou moins réveillés le weekend dernier pour se dire qu’on n’avait pas encore formé les groupes ! Bref, j’ai passé mon mercredi à la bibliothèque (toujours aussi géniale, je ne me lasse pas des grandes baies vitrées, de la vue imprenable et des écureuils) à travailler le sujet qui était une étude de cas d’Harvard sur un réseau social coréen. On a réussi à faire une réunion de groupe : ça a fait du bien à mon anglais d’avoir une discussion animée sur un sujet un peu pointu. Au final, le devoir qu’on a rendu n’est pas parfait mais je dois dire qu’il a été réalisé dans des temps records et avec une grande efficacité de la part de (presque) tout le groupe.

En Histoire de l’Art, on a un nouveau devoir à rendre : faire la critique d’une exposition d’œuvres abstraites en ce moment en vue au MoMA comme si l’on était un des critiques d’art du New York Times. Les choses se compliquent : jusqu’à maintenant je n’ai travaillé que sur des œuvres séparément et je suis assez peu sensible à l’art abstrait. Mais ça promet d’être intéressant.

 
Comme j’ai eu mon jeudi après midi de libre, je suis allée voir l’exposition. Elle s’appelle Inventer l’abstraction 1910-1925 et se concentre donc sur les débuts de l’art non-figuratif : Kandinsky, Duchamp… 
J’aime les œuvres colorées mais j’avoue que j’ai du mal quand on ne reconnait rien et que le titre est Work n°5 …on n’est pas vraiment aidé !




 

Vendredi matin, je suis partie pour Boston !
Bus chargé à l’aller, je n’ai pas pu profiter du paysage. A l’inverse de Washington, Boston se trouve à environ 400km au nord de New York, dans l'état du Massachusetts, ce qui veut dire qu’il faut remonter tout  Manhattan : très mauvaise idée ! Au bout d’une heure de bouchons, on était à peine dans le Bronx, c'était infernal ! On a eu 1h de retard à l’aller comme au retour à cause de ce gros désagrément. 


Heureusement, je n’avais pas d’impératif à Boston mais à noter : il ne faut pas systématiquement avoir confiance dans les horaires d’arrivée de Mégabus. 



Boston Tea Party Museum and Ships


Comme j’avais un peu étudié la carte que m’avait gentiment laissée Meryem, à peine arrivée à South Station, je suis allée visiter le Boston Tea Party Museum qui est juste à côté de la gare. La plupart des attractions culturelles de la ville tourne autour du fait que Boston a été un des hauts lieux de la guerre d’indépendance contre l’Angleterre. 








Pour ceux et celles qui seraient fâchés avec l’Histoire des États-Unis (mais que cela intéresse quand même un peu !)  : Dans les années 1760, la Grande-Bretagne avait décrété pouvoir lourdement taxer ses treize colonies américaines afin de remplir ses caisses désespérément vides
: cela était très mal perçu par les habitants des colonies qui jugeaient alors injuste de ne pas être représentés au parlement britannique (d’où le slogan « No taxation without representation ! »). Le thé était particulièrement taxé et devint le point de cristallisation des tensions. Par des manipulations législatives, le gouvernement britannique autorisa la Compagnie Anglaise des Indes à vendre son thé moins cher que les autres importateurs ce qui provoqua la ruine des  marchands indépendants et la colère des Américains. Ils essayèrent d’empêcher tous les bateaux transportant du thé de débarquer mais la Compagnie des Indes orientales a le soutien du gouverneur et de l'armée. Le 16 décembre 1772, soixante Bostoniens auto-baptisés Les Fils de la liberté grimpèrent à bord de trois navires déguisés en Indiens et jetèrent 342 caisses de thé par-dessus bord. Cette initiative, la Boston Tea Party, est considérée comme un acte de trahison envers la couronne britannique. C’est le début d’une guerre contre la Grande Bretagne qui s’achèvera en 1783 après que les États-Unis d’Amérique aient proclamé leur indépendance  le 4 juillet 1776. (librement adapté de l’article Wikipédia sur le sujet)


 Le musée est intéressant et ils ont choisi un mode interactif : lors de chaque visite on distribue à chacun une carte qui lui donne son identité : nous sommes tous des files et filles de la Liberté et nous allons commencer la révolution. Avec la chance que j’ai, j’ai tiré le seul gars qui devait prendre la parole pendant l’assemblée ! Une fois sur les bateaux (qui ne sont clairement pas d’origine !), les explications continuent et l’on peut lancer des caissons de thé à la mer. A la sortie, passage obligé par la boutique souvenir dans laquelle on peut acheter…du thé !



"Dump the tea into the Sea"

J’ai ensuite marché jusqu’à l’auberge de jeunesse que m’avait recommandée Sara. Pour avoir écumé les auberges de jeunesse européennes, je dois dire que celle-là, c’était du grand standing : idéalement située (dans Chinatown, pour éviter un trop grand dépaysement :) ), très spacieuse, très propre. J’avais réservé un lit dans un dortoir pour 6 filles. 



Boston Common
Après avoir posé mes affaires, je suis allée me perdre dans les rues de Boston. Il faisait un temps magnifique et très bon ce soir là. Un tour au parc Boston Common, au Quincy Market (un food court, concept dont les Américains sont très friands : plein de petites échoppes qui vendent toutes de la nourriture et un grand espace commun où tout le monde peut manger ce qu’il a choisi)...


Quincy Market
 
Quincy Market

 






J’ai ensuite fini la soirée au cinéma : je suis allée voir The Call, un thriller avec Halle Berry and Abigail Breslin. Je ne serai jamais allée le voir de moi même mais mon professeur de Movie Marketing a travaillé sur la distribution de ce film et nous a donc conseillé d’aller le voir pour qu’on puisse en discuter en classe. Moi qui déteste avoir peur au cinéma, je ne peux pas dire que j’ai passé un bon moment mais au moins je pourrai participer aux discussions en classe.










Campus d'Harvard

Quand je suis rentrée à l’auberge de jeunesse, les 5 autres filles dormaient et le lendemain matin, je suis partie avant leur réveil. Samedi, j’ai pris le métro pour aller à Cambridge, une ville qui touche Boston. Deux des meilleures écoles au monde y ont leurs campus : MIT et Harvard. J’ai opté pour une visite guidée d’Harvard qui se trouve à une vingtaine minutes de métro du centre de Boston (comme quoi, on peut avoir un campus gigantesque sans vivre au milieu des bovidés !).



 

Ce qui est super c’est que ce sont des étudiants de l’université qui font les visites. L’étudiante en archéologie qui nous a guidés avait beaucoup d’anecdotes intéressantes sur le campus et l’Histoire d’Harvard. 
Harvard a été fondée en 1636, c’est le plus ancien établissement d’enseignement aux Etats-Unis et c’est aujourd’hui l'université la plus riche du monde.






Au XIXème siècle, un collège pour les femmes a été crée. Ce n’est qu’au moment de  la Seconde Guerre Mondiale quand les hommes, partis combattre, se sont faits très rares sur le campus que l’on a accepté que les femmes viennent étudier dans la même université que les hommes. Cependant, on leur délivrait un diplôme différent de celui de leurs homologues masculins et ce, jusqu’en 1999 ! Aujourd’hui, une femme est présidente de l’université pour la première fois et en 2010, il y a eu plus de filles diplômées que de garçons. 



 J’ai été déçue d’apprendre qu’il n’y a pas de grand signe marqué « Harvard » devant lequel prendre des photos. J’ai donc dû me contenter de la statue de John Harvard (3ème statue la plus photographiée du monde selon la guide, je reste très sceptique quant à l’exactitude d’une telle statistique). Sur cette statue, on peut lire : « John Harvard founded the school in 1638 ». 

La guide a souligné que 
1-John Havard n’était pas le fondateur mais le premier donateur. 2-Harvard a été fondé en 1636. 
3-La statue ne représente même pas John Harvard : elle a été sculptée des décennies après sa mort et l’on n’avait aucune idée de ce à quoi il ressemblait !
Pure désinformation donc !





La guide était aussi très fière de nous montrer les fenêtres des chambres où ont vécu quelques anciens élèves de renom : John Fitzgerald Kennedy, Franklin Delano Roosevelt, Matt Damon, Mark Zuckerberg, Bill Gates, Natalie Portman…Harvard c’est, entre autres, 8 Présidents des États-Unis et 45 Prix Nobels. Elle nous a dit que les hivers à Boston sont terribles : ils durent 6 mois, les températures sont glaciales et il pleut tous les jours. Je veux bien la croire : même s’il faisait un temps magnifique, il faisait clairement une dizaine de degrés de moins qu’à New York ! 
 

 



 Je suis ensuite retournée à Boston, au Musée des Beaux Arts dont on m’avait vanté la collection de peintures Impressionnistes et Post-Impressionnistes. 










 A vrai dire, elles n’occupent qu’une seule salle, mais quelle salle ! Des nénuphars & des cathédrales de Rouen de Monet, les Grandes baigneuses de Cézanne que je suis justement en train d’étudier en Histoire de l’Art… Je suis tombée par hasard sur une dizaine de toile que j’ai étudiées en cours, ça fait tout bizarre. Ce musée a été un coup de coeur !

 

Venise vue par Renoir : j'aime beaucoup !













 



 


Il me restait ensuite un peu de temps avant de reprendre le bus, je suis donc allée flâner sur le port.







Centre ville de Boston

Puis j’ai repris mon bus et suis arrivée à New York à 21h le samedi soir. Ce fut une visite un peu express mais j’ai fait presque tout ce que je voulais faire à Boston (à part peut-être voir des baleines mais je crois que ce n'est pas la saison) et on m’avait prévenue que deux jours étaient suffisants pour en faire le tour. 

Dimanche, je suis allée voir le Mariage de Figaro par des élèves de NYU qui sont en master de « Performances Vocales ». C’est un opéra et leurs voix sont effectivement impressionnantes. Le seul problème c’est que les micros n’étaient pas réglés assez fort et j’avais du mal à les entendre à cause de la puissance de l’orchestre. C’était assez étrange car ils ont traduit la pièce de Beaumarchais et l'opéra de Lorenzo Da Ponte en anglais et ont donné un accent anglais à certains personnages…perturbant quand on ne connaît que la version originale en italien : pourquoi Figaro serait-il plus anglais qu'américain ? Donc un peu étrange mais à $5, à 15min de chez moi un dimanche après midi, j’aurais tort de m’en priver !


Finalement, je n’ai pas baby-sitté Lilou cette semaine non plus, elle s’est décommandée pour aller dormir chez des copines…je sens que ça va être le retour des larmes mardi quand je vais aller la chercher, c’est long 2 semaines quand on a trois ans. 

En me levant lundi matin, j'ai trouvé une petite surprise sur la table de la cuisine : Jessica m'a ramené une pâtisserie en forme de Tour Eiffel. Même si l'orthographe de mon nom est un peu aléatoire, l'intention y est, ça m' a fait très plaisir !



lundi 1 avril 2013

A girl's week out !

Cette semaine, pas de baby-sitting, j’en ai profité pour sortir !

Lundi, retour à la fac. Après le cours de Movie Marketing, je suis allée à Times Square au stand TKS. Les offres sont assez aléatoires : en y allant, je ne sais jamais quels spectacles seront proposés (cela dépend des places qu’ils doivent solder pour remplir les salles). Cette fois, aucune comédie musicale proposée ne m’intéressait. J’ai opté pour une pièce de théâtre off-Broadway (en plus, il y a une file spéciale pour les pièces de théâtre, il y a très peu d’attente): Peter and the Starcatcher. Cette pièce était sur Broadway jusqu’à il y a quelques semaines et a gagné 5 Tony Awards l’année dernière !

 Ils avaient joué une scène pendant la cérémonie et j’avais adoré donc j’étais très heureuse de voir que le stand vendait des places. Ça fait plusieurs années que je regarde la cérémonie des Tony Awards sur internet et quand je la regardais en juin 2012, je ne pensais vraiment pas que je pourrais un jour voir ces spectacles, c’est assez génial !


La pièce est basée sur un livre paru en 2006 et qui raconte ce qui s’est passé avant l’histoire du fameux Peter Pan de J.M Barrie. On découvre comment Peter Pan est arrivé sur l’île, comment le capitaine a hérité d’un crochet, pourquoi le crocodile fait tic-tac…Un film est en cours de tournage. C’est sans hésiter une des meilleures pièce de théâtre que j'ai vues. Je suis même contente de l’avoir vue off-Broadway : le théâtre était plus petit, plus intimiste.

 Je suis encore sous le charme de la mise en scène : avec un décor assez simple, des accessoires nombreux mais très simples et une bonne lumière, ils faisaient des merveilles. Une corde devient le niveau de la mer, un ring, une fenêtre, le rebord du bateau…
La star du spectacle, c’est le pirate qui deviendra le Capitaine Crochet après un avoir perdu sa main dans un petit accident.
J’ai rarement vu un acteur (Christian Borle) jouer aussi bien : hilarant, des grimaces mémorables, une diction impeccable…il a gagné le Tony Award 2012 du meilleur acteur dans une pièce de théâtre : amplement mérité !
 

J’ai tellement aimé ma soirée de lundi, que mardi j’étais de retour au stand de Times Square. Une fois encore, aucune comédie musicale qui vaille le coup que je fasse 1h de queue.  Par contre, j’ai eu une belle surprise : ils vendaient des places pour la pièce La Chatte sur un Toît Brûlant (The Cat on a Hot Tin Roof) de Tennessee Williams. Au-delà du fait que c’est un classique du théâtre américain, je rêvais de voir cette version car c’est l'actrice Scarlett Johansson, que j’adore, qui joue le rôle principal ! La pièce est sur Broadway depuis fin janvier et la dernière représentation était samedi. Je n’espérais même pas la voir étant donné ce cours laps de temps mais les critiques ne sont pas très bonnes et la salle peine à se remplir !
 Je suis repassée à Times Square samedi, jour de la dernière représentation et le show était encore soldé, c’est triste pour eux je trouve.
 

La scène était clairement plus grandiose que la veille. La pièce a été écrite en 1955 et a été écrite pour être jouée sur Broadway, elle a été adaptée en film en 1958 avec Elizabeth Taylor et Paul Newman dans les rôles principaux.
L’histoire se passe dans une villa du sud des États-Unis. C’est une réunion de famille qui tourne au vinaigre et  révèle qu'aucun des couples ne fonctionne plus : ils ne s’aiment plus, ils se détestent pour certains …c’est assez cynique au final.



En tout objectivité (ou ce qui s’en rapproche le plus), Scarlett était absolument géniale : elle est sublime, a bien travaillé son accent sudiste et a une vraie présence sur scène : c’est une grande actrice de théâtre !  Malheureusement, le reste de la pièce ne suit pas : les autres acteurs sont beaucoup plus plats, ils n’ont pas de micro ce qui a mon sens a vraiment gâché  l’impact de certaines répliques et les bruitages sont mal utilisés.
Malgré tout ça, je suis contente d’avoir vu la pièce, d’avoir vu  'Scarjo' "en vrai".

Après deux journées calmes, vendredi , c’était encore sorties ! 

Un cours (presque) comme les autres
 Mon cours d’Histoire de l’Art avait lieu au Moma. On est arrivé à la période des Postimpressionnistes, début du cubisme, des surréalistes... Les collections des 4ème et 5ème  étages du musée sont époustouflantes. Le musée prend une autre dimension lorsque l’on
a une professeure qui nous en dit un peu plus sur les œuvres.





Water Lilies (Nénuphares) by Monet
Seul gros bémol : le musée était complètement bondé, c’était difficile d’entendre les explications et on ne pouvait pas s’arrêter devant chaque œuvre. Le Cri qui est aujourd’hui exposé est la seule des 4 versions de Munch qui appartient à un collectionneur privé (les autres sont dans des musées en Norvège) et il n’est au Moma que pour 6 mois : c’est difficile d’accéder, ne serait-ce qu’à la salle





Le Moma est gratuit le vendredi de 16h à 20h mais quand je suis sortie, la file d’attente faisait tout le tour du block : je ne suis pas sûre que ça vaille le coup, impossible de profiter vraiment du musée quand il y a autant de monde. 

Pour attendre l’heure du spectacle de la soirée, je suis allée dans un café , The City Bakery, qui était très bien noté dans mon guide : leur chocolat chaud, surmonté d’un chamallow maison est sensé être « mondialement connu». Très peu pour moi : on dirait qu’ils ont oublié le lait dans le chocolat chaud et j’ai eu l’impression de boire la préparation d’un fondant au chocolat, impossible de le terminer.



Petite pause à la bibliothèque de NYU : jolie vue, n'est-ce pas ?



Je suis ensuite allée voir West Side Story par des élèves de NYU. C’est un grand classique de la comédie musicale américaine : un remake de Roméo et Juliette à New York dans les années 50.  C’était extraordinaire ! Les acteurs qui jouaient Maria, Tony, Anita, Riff et Bernardo était impressionnants ! La production était d’ailleurs très fière car le garçon qui joue Riff vient d’être engagé dans la tournée internationale de West Side Story…le début de la gloire !









J’étais incroyablement bien installée et le billet m’a coûté $10. Même si c’est une production estudiantine, les élèves impliqués se destinent à des carrières dans le domaine de la comédie musicale (chant, danse, production…). J’ai été totalement bluffée, ils n’ont à rougir devant aucune compagnie professionnelle. (Seul tout petit détail : parfois, certains micros restaient allumés et on entendait les acteurs respirer mais c’était vraiment mineur et ça n’a rien gâché).


Chant, danse, tout était absolument génial. J’ai passé une excellente soirée et je suis épatée de voir des jeunes gens de mon âge offrir un spectacle d’une telle qualité.
 
Dimanche, c’était Pâques et comme beaucoup d’autres choses, ça prend une toute autre dimension ici. Que ce soit l’Empire State Building qui brille de couleurs acidulées pour le weekend ou les œufs géants devant le Rockefeller Center, impossible de passer à côté. Tout le monde se souhaite « Happy Easter », les amis, la famille, les commerçants…j’ai l’impression que c’est un jour plus spécial qu’en France.  
Après avoir raté la parade de la Saint Patrick (petit raté d'organisation), je ne voulais surtout pas passer à côté de la Easter Parade. Elle avait lieu sur la 5ème avenue, exactement sur la portion que je décrivais précédemment, entre la 49ème et la 60ème, devant les boutiques de luxe.

 En fait, il n’y a rien de réellement organisé, ils ferment seulement une partie de l’avenue à la circulation et l'on est libre d'y déambuler. La Easter Parade est aussi appelée Easter Bonnet Festival : chacun exhibe le chapeau qu’il a fabriqué (avec plus ou moins d’adresse).  Quelques enfants montraient leurs réalisations mais, il faut bien l'avouer, c'était surtout les adultes (de tous âges!) qui s'étaient amusés !




 Certains chapeaux étaient extraordinaires avec des fleurs, des œufs, des lapins, des plumes…Certains m’ont dit qu’ils avaient passé un mois et plusieurs centaines d’euros pour réaliser leurs couvre-chefs ! Ceux qui avaient les plus beaux ne pouvaient pas faire deux pas sans être arrêtés, assaillis par les photographes amateurs mais c’est le but du jeu et tout le monde était très souriant et se souhaitait une joyeuse Pâques. Certaines mères s’étaient fait plaisir en déguisant leurs filles (d’autres leurs chiens !).
 
Le défilé avait des allures de Gay Pride à laquelle se seraient mêlés beaucoup d’enfants et  quelques cathos (très) endimanchés, fraîchement sortis de la messe. Étrangement, le mélange se fait très bien et l’ambiance était magique. 


Je me suis acheté une petite paire d’oreilles de lapin histoire d’être dans l’ambiance. Aux badauds s’ajoutaient tous les artistes : les marionnettistes, les sculpteurs sur ballons, les danseurs, les musiciens…Un orchestre de jazz et un imitateur de Sinatra jouaient et des gens se sont mis à danser au milieu de la rue, c’était adorable. Finalement, j’y ai passé 3h  et j’ai dû faire une dizaine d’aller-retour d’un bout à l’autre de l’avenue.
 






 Le soir, j’ai accompagné Bridget à la messe, après tout, c’est un peu le jour pour ça. Après une petite recherche internet, on est allées à la Saint Patrick’s Old Cathedral, à quelques blocks de là où l’on vit. Ça c’est avéré être un très bon choix : la cathédrale était très belle et il y avait peu de monde. Le sermon du prêtre était plutôt drôle et les prières tout à fait identiques aux nôtres. En sortant, c’était le déluge mais ils nous ont offert un chocolat chaud à la cannelle, ça va tout de suite mieux ;).  


On a fini la soirée avec des sushis, pour une fois que Bridget se permet une pause dans son travail, c'était sympa !

Cette semaine je recommence le baby-sitting et le weekend prochain, je pars visiter Boston !

Ah oui, aussi on nous a rendu deux mid-terms : Business of Broadway et Modern Art. J’ai eu 91/100 aux deux examens, pas de soucis de ce côté là !