La semaine dernière, j’ai reçu une carte cadeau à la boutique de NYU. L’université est très bien organisée : il y a un département particulier qui s’occupe des élèves qui ont des handicaps. Au début du semestre, j’ai reçu un mail qui disait qu’il y avait un élève dyslexique dans ma classe de Movie Marketing et qu’ils cherchaient quelqu’un qui enverrait ses cours pour que cet élève n'ait pas à prendre de notes pendant les cours. Je me suis proposée. Le système est totalement anonyme, je ne sais pas qui est l’élève dyslexique et il ne sait pas que ce sont mes cours qu’il lit puisque l’on passe par l’intermédiaire de cet institut. Je trouve que c’est ingénieux et ça m'a forcée à rendre mes prises de notes claires et lisibles. J’ai donc envoyé mes notes tout au long du semestre. En contrepartie, j’ai reçu 75 dollars à la boutique de NYU ce qui m’a permis de m’acheter deux-trois petites souvenirs qui me faisaient de l’œil depuis janvier. :)
Vendredi (10/05) et samedi (11/05) derniers ont été assez monotones : révisions. Je me suis contentée de ma chambre parce qu’en cette période de partiels, il faut se lever aux aurores pour espérer avoir une place à la bibliothèque. Je ne me plains pas : lever la tête de sa table de travail et contempler l’empire state building en buvant un coca-light, il y a pire !
Dimanche, j’ai fait une pause dans mes révisions, il faisait vraiment trop beau et je pouvais me le permettre. Je suis allée me promener sur la High-Line. C’est un parc aménagé sur les rails d’un ancien métro aérien à l’extrême ouest de Manhattan. C’est une longue bande qui s’étend de la 10ème à la 34ème rue.
Ce qui est sympa, c’est que c’est un lieu de passage mais qu’il y a aussi de nombreux recoins aménagés pour pouvoir s’arrêter, discuter, pic-niquer… Il y a aussi des œuvres d'art qui longent du chemin. Le Chelsea Market est juste à côté du début de la High Line et beaucoup de gens vont y chercher à manger avant de venir se promener. J’ai marché jusqu’à Times Square, fait un peu de shopping et suis retournée à mes livres.
Lundi, nous avons fait notre exposé en Business of Broadway. Nous étions le dernier des 10 groupes à passer, les autres étant passés les semaines précédentes. Heureusement que nous n’étions pas le premier groupe : je serais venue en jeans et converses alors qu’en observant les premiers groupes, j’ai réalisé qu’il fallait s’habiller correctement (‘business casual’ comme ils le disent si bien) lorsque l’on fait une présentation. J’étais prévenue et je me suis habillée en conséquence.
Après notre exposé (et après avoir félicité tout le monde dans mon groupe), j’ai filé à Times Square puisque j’avais un billet pour une comédie musicale : The Phantom of the Opera.
J’ai eu mon billet un mois et demi en avance à $30, ce qui est exceptionnel. Je suppose que c’est parce qu’ils sont là depuis si longtemps qu’ils peuvent se permettre de proposer de tels tarifs. A ce prix là, je m’attendais à avoir un pilier dans la vue mais non, j’étais juste très loin de la scène (mais pas plus loin que pour Wicked). Malheureusement, l’acoustique du théâtre (Le Majestic Theater qui par ailleurs porte très bien son nom) n’était pas terrible et s’il y avait le moindre bruit parmi les spectateurs, les derniers rangs n’entendaient plus ce qui se passait sur scène.L’histoire est celle du roman écrit en 1911 par le romancier français Gaston Leroux : un homme défiguré hante l’opéra Garnier, s’éprend d’une jeune chanteuse d’opéra et terrorise la direction du théâtre pour qu’elle ait de plus grands rôles. Le livre a également connu six adaptations cinématographiques, la plus récente en 2004. Ouverte en 1986, elle est aujourd’hui la comédie musicale la plus jouée en continu sur Broadway et elle est également celle qui amassé le plus d’argent.
Personnellement, je n’ai vraiment pas accroché : le personnage féminin est une chanteuse d’opéra et j’avoue que ce n’est pas un genre que j’apprécie vraiment. Je reconnais qu’elle a une voix magnifique et puissante mais c’est aussi beaucoup de fioritures et ça me donne plus mal à la tête qu’autre chose. L’histoire est saugrenue et se termine bizarrement. Bref, cette comédie musicale ne fera pas partie de mes préférées et ce malgré des décors à couper le souffle (les plus beaux de tout Broadway à mon avis) et l’acteur qui joue le fantôme (Peter Joback, superstar suédoise) qui a une des plus belles voix masculines que j’ai jamais entendues.
Mardi, examen de marketing. Quelques questions de types quizz puis deux « essays » qui demandaient de résumer ce qu’on avait appris au cours du semestre et de l’appliquer à un cas. Même si on ne peut pas dire que cela nous prenne par surprise, il faut aussi admettre que penser synthétiquement est parfois difficile, je m’attendais à des questions plus précises.
Mercredi, j’ai révisé pour l’examen d’histoire de l’art et ne suis sortie de mon antre que pour aller m’acheter des sushis.
Jeudi, examen donc. On devait apprendre 80 tableaux (titre, artiste, date, pays d’origine de l’artiste et matières utilisées) et on a dû en identifier 10 pour l’examen (apprendre par cœur, je sais faire, ça n’a pas été un problème). La deuxième partie était plus difficile : la prof nous a montré des tableaux que nous ne connaissons pas (que nous n’avons pas étudiés et qui ne font pas partie des œuvres connues des artistes concernés) et nous devons essayer de trouver qui est l’auteur en nous basant sur des œuvres et des techniques que nous connaissons : pas facile ! Ensuite il y avait des définitions de termes, 3 comparaisons de tableaux et une dissertation sur le sujet : « Est-ce qu’une œuvre d’art doit représenter un fait ou un sujet politique pour être une prise de position politique ? ». C’était vraiment intéressant : il fallait se servir de tout le cours, du sacrement de Napoléon par Jacques-Louis David aux œuvres féministes de Judy Chicago et Cindy Sherman…
Depuis cette épreuve d’Histoire de l’art, je suis officiellement en vacances d’été (même si j’ai quelque part l’impression de n’avoir jamais repris après les vacances de Noël, mais chut, il ne faut pas le dire). Il me reste quand même mon exposé de Movie Marketing que je dois rendre lundi et qui compte pour 50% de ma note du semestre, je vais essayer de le terminer aujourd'hui (samedi).
Hier (vendredi), j’ai dit au revoir à Lilou et à sa maman. Je l’ai gardée mardi, jeudi et vendredi cette semaine. Même si elle est épuisante à la longue (jeudi, je l'ai gardée de 14h à 1h du matin!), elle va me manquer. Elle va fêter ses 4 ans dimanche, je lui ai offert une poupée. Je suis très contente d’avoir pu garder ce petit bout pendant trois mois.
Le festival de Cannes a commencé mercredi dernier. J’adore ce moment où le glamour hollywoodien rencontre le snobisme des films intellos-torturés à l’européenne. Grâce aux nouvelles technologies (Le monde.fr, youtube, twitter..), je suis le festival presque en direct même si je ne peux pas regarder le rituel Journal de Cannes sur Canal +. Et si les Américains ne connaissent que deux endroits en France (de nom bien sûr, ne songez même pas à les faire les placer sur une carte) ce sont bien Paris et Cannes ! Les magazines d’ici en parlent beaucoup (même si le focus est plus sur les tenues vestimentaires que sur les films en compétition).
Il me reste 5 jours pour faire le tour des quelques choses qui me reste à faire et je compte en profiter !

va faire un tour a
RépondreSupprimerUnion_Square_Greenmarket
1 dollard égal combien d'euros?
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