jeudi 30 mai 2013

Fin de partie.

Ainsi s’achèvent ces quatre mois fantastiques.

Retour sur mes derniers jours.

Mon affiche
Le  dernier weekend, c’était le déluge. J’ai mis mes projets de promenade de côté et je me suis concentrée sur mon exposé de Movie Marketing. Pendant le semestre, le professeur nous a montré un film qui n’est pas encore sorti et dont il est le producteur. Le film s’appelle 12 rounds reloaded, c’est un très mauvais film d’action qui est la suite d’un mauvais film d’action, 12 rounds, sorti en 2009. Dans le cadre de notre exposé final, il fallait que l’on fasse la campagne marketing du film : budget, supports, date de sortie en fonction de la concurrence, calendrier de sortie et de promotion, bénéfices attendus, sortie DVD… Le résultat devait faire une quinzaine de pages et je pense que j’ai rendu un dossier correct.



Lundi, le temps était plus clément. Je suis allée au Rubin Museum of Art, un musée sur l’art himalayen (Tibet, Népal et Bhoutan !).  Le musée est moderne, situé dans un quartier très sympa et a une architecture très agréable. Il contient de belles pièces : des bouddhas en or, des statues…Les explications sont très claires et adaptées à un public qui ne connait rien aux traditions bouddhistes et hindouistes. Ensuite, je suis allée faire du shopping puisque la dernière semaine de baby-sitting a été lucrative et qu’a priori il me restait encore un peu de place dans ma valise.


Mardi, après une dernière session skype, je suis allée à la plage ! Cela faisait un moment que je voulais y aller mais j’attendais un temps estival pour pouvoir en profiter. J’ai découvert une nouvelle facette de cette ville extraordinaire qu’est New York. En 40 minutes de métro et sans quitter New York City (!!), on se retrouve à Coney Island, une plage de sable comme on en trouve dans le sud de la France (sauf pour la végétation). On ne se rend pas forcément compte mais New York est située plus au Sud que Rome !






 Ce jour là, il n’y avait pas grand monde malgré le beau temps mais je suppose qu’en plein été c’est vraiment un super endroit pour toute la famille. Il y a aussi un parc d’attraction "à l'ancienne" le long de la plage.





Le soir, l'Empire State Building arborait les couleurs de NYU : un beau violet pour fêter le commencement, la cérémonie de remise des diplômes de la promotion 2013 qui a eu lieu au Yankee Stadium le mercredi (ils font les choses en grand !). J'ai mangé dans le noir devant ma fenêtre pour admirer les illuminations et je n'ai pas pu m'empêcher de penser que c'était un petit peu pour me dire au revoir. :)


Mercredi, l’heure était au rangement de l’appartement : il a fallu faire mes sacs et le ménage. La résidence  avait disposé de grands bacs au rez-de-chaussé pour nous permettre de donner les objets en bon état que nous ne souhaitions pas ramener chez nous à des œuvres caritatives. Ainsi, j’ai pu laisser mes oreillers, mon réveil…Par je ne sais quel miracle, tout le reste a tenu dans mes valises !


Le soir, je suis allée voir ma dernière comédie musicale : Le Roi Lion. Je l’avais déjà vu quand on était venu à New York en famille en 2009 et j’en gardais un souvenir extraordinaire. Après en avoir vu d’autres, je suis formelle, c’est la meilleure ! C’est la comédie musicale que je conseille à quelqu’un qui ne souhaite voir qu’une comédie musicale sur Broadway. Elle convient à toute la famille, les chansons sont mythiques, les dialogues hilarants et les décors à tomber.



Même si presque tout le monde a vu le dessin animé, pas besoin d’être familier avec la version de Disney pour apprécier ce spectacle. La scène la plus spectaculaire est l’attaque des gnous. Il y a quelques chansons qui ont été créées pour la comédie musicale et qui ne sont pas dans le film, ce ne sont pas les meilleures. Les cinq premières minutes sont renversantes : c’est la présentation de Simba et tous les animaux de la savane y sont conviés. Les costumes sont d’une inventivité et d’une beauté époustouflantes. Les ouvreurs, qui ont pourtant perdu tout intérêt pour le spectacle après l’avoir beaucoup trop vu, restent pour les cinq premières minutes et ne s’en lassent pas. Après le spectacle, je suis restée un petit peu à flâner sur Times Square, histoire de faire mes adieux. Bref, c’était une dernière soirée magique.


Jeudi, après avoir fait vérifier ma chambre et rendu mes clefs, en route pour l’aéroport. Je suis partie très en avance et heureusement car le trajet pour l’aéroport avec mes deux énormes valises relevait plus du parcours du combattant que de la promenade de santé. Le moindre escalier était une vraie épreuve. Mais une fois que je suis arrivée à l’aéroport et que j’ai enregistré mes valises, tout est allé mieux.



Le vol s’est bien passé, arrivée à Paris à 5h45 heure locale, train pour Lyon et ma maman m’attendait sur le quai. :)


Pendant ces quatre mois passés à New York, j’ai noté quelques différences entre les Etats-Unis et la France qui m’ont marquée :

Aux Etats-Unis,

-les étiquettes des prix dans les magasins ne prennent pas les taxes en compte : arrivé à la caisse, on paye plus que ce qui est écrit sur l'étiquette. C’est un peu perturbant au début, quand on a préparé la monnaie et que le chiffre annoncé n’est pas celui qu’on attendait (différent de quelques dizaines de centimes mais différent quand même !). Même chose au Mcdo où les prix des menus sont clairement affichés sur de grands panneaux lumineux pour qu’au final, on nous demande de payer une autre somme. Un peu hors sujet : pour repérer un Français dans un McDo aux Etats-Unis, rien de plus simple : c’est celui qui demande un « mêniou » alors que c’est écrit partout que l’on dit « meal ». ;) Autre chose sur les Mcdo tant que j'y suis : il faut se méfier des tailles. Ils ont deux tailles de menus, « medium » et « large », mais en réalité leur medium fait la même taille que notre large (je vous laisse imaginer la taille du large américain, surtout la boisson, on dirait un tonneau). Pour en revenir aux taxes, elles varient selon la nature du produit c’est donc difficile de savoir exactement combien l’on va payer.  

-le métro new-yorkais ne ferme jamais : 24h/24, 7j/7 même si certaines stations ne sont pas desservies entre minuit et 5h. J’ai eu de la chance : Canal Street est un nœud important du réseau et tous les métros s’y arrêtaient.

-Ils écrivent la date "à l’envers" (ou bien c’est nous qui l’écrivons dans le mauvais sens, chacun son point de vue) : ils écrivent le 1er décembre 2013, 12/01/13 (alors que nous, 01/12/13). Il faut le savoir et éviter les confusions. D’ailleurs, ça m’a un peu posé problème : aux États-Unis, il faut avoir 21 pour rentrer dans les bars ou dans les soirées (même si l’on ne consomme pas d’alcool !) et plusieurs fois, les vigiles à l’entrée ont lu sur ma carte d’identité que j’étais née le 2 juillet 1992 au lieu du 7 février et donc que je n’avais pas encore 21 ans. Dans ces cas là, il vaut mieux être accompagné d’un groupe de jolies filles et faire l’étrangère déterminée à l’anglais limité.

-La psychologie des magasins et des boutique est beaucoup plus « consumer-friendly » à New York : on cherche à faire plaisir au client, à répondre à ses désirs avant de penser à simplement faire une vente. Cela se traduit par de très nombreux échantillons, des périodes d’essais, des vendeurs qui sont payés en fonction des ventes qu’ils font, ce qui les pousse à être ultra-disponibles. Je m’en étais rendue compte par moi-même et j’ai eu d'autres confirmations : j’ai lu une brochure que NYU donne à ses élèves qui vont étudier à Paris et dans les différences culturelles notables, ils avaient écrit : « Attention, en France, le client n’a pas toujours raison ». Aussi, l’autre jour, je regardais les dessins animés avec Lilou et un des personnages chantait une chanson qui était en quelque sorte la morale de l’épisode. Chez nous, les paroles sont principalement sur l’importance de l’amitié ou sur le fait qu’il faut respecter les goûts des autres et être tolérant etc..là, le personnage chantait clairement « Quand je suis le client, je demande ce que je veux et j’ai raison ». Cela m’a un peu perturbée comme morale mais bon, autre pays, autres mœurs. When in Rome...
 
-Je me suis arrangée pour ne pas avoir à retirer d’argent pendant quatre mois parce que cela aurait engendré des frais auprès de ma banque (le baby-sitting était une source régulière de liquide très pratique). Par contre, j’ai beaucoup payé avec ma carte et je n’ai JAMAIS eu à taper mon code en quatre mois (grand moment de solitude quand il a fallu que je m’en souvienne au guichet SNCF à Charles de Gaulle vendredi dernier). Quand on paye par carte, le vendeur demande si on veut « debit » ou « credit ». J’ai demandé à Sara et Bridget ce que cela signifiait et à ce jour, je n’ai toujours pas compris la différence entre les deux options. En tout cas, dans aucun des cas, cela ne rajoute de l’argent sur mon compte donc ça n’a pas un grand intérêt! Je crois qu’elles m’ont dit que ça avait à voir avec les délais de transaction…enfin bref, dans tous les cas, au mieux on peut vous demander une pièce d’identité mais c’est très rare. Donc il faut être très prudent puisqu’une carte bleue volée peut être utilisée n’importe où par n’importe qui sans vérification.

-Les feux de circulations sont vert/orange/rouge pour les voitures et blanc/rouge pour les piétons. Quand on a visité l’ONU avec Alexia (j’ai déjà l’impression que c’était il y a une éternité !), la guide nous a fièrement dit que si les couleurs des feux tricolores étaient tous pareils quelque soit le pays, c’était grâce à l’ONU… c’est un peu raté. Je pense que c’est pour que dans la nuit, un conducteur ne pense pas qu’un feu vert piéton au loin est pour lui.



C’est donc la fin de quatre mois de découvertes et de voyages. J’ai pu visiter New-York dans les meilleures conditions : j’avais du temps (8h de cours par semaine, idéal !) et de l’argent (grâce à mon prêt, au baby-sitting et à des parents plus qu’attentifs), la combinaison parfaite. Je ne garderai que de bons souvenirs de ce séjour. Je n’ai jamais entendu quelqu’un dire qu’il ou elle n’avait pas aimé son séjour à New York (il faut dire que ceux qui ne se sentent pas du tout l’âme citadine évitent d’y aller) et je ne dérogerai pas à la règle : j’aime profondément cette ville, je m’y sens chez moi et je suis convaincue que j'y retournerai, pour longtemps j'espère.

New York me manque déjà et j’ai physiquement le cœur qui se serre quand je vois la ville dans des photos ou des films. RDV au prochain blog, vivement 2014 !

Mais en attendant, there's no place like home !






1 commentaire:

  1. This is the end, beautiful friend
    This is the end, my only friend, the end
    Of our elaborate plans, the end
    Of everything that stands, the end
    No safety or surprise, the end
    I'll never look into your eyes again

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