jeudi 30 mai 2013

Fin de partie.

Ainsi s’achèvent ces quatre mois fantastiques.

Retour sur mes derniers jours.

Mon affiche
Le  dernier weekend, c’était le déluge. J’ai mis mes projets de promenade de côté et je me suis concentrée sur mon exposé de Movie Marketing. Pendant le semestre, le professeur nous a montré un film qui n’est pas encore sorti et dont il est le producteur. Le film s’appelle 12 rounds reloaded, c’est un très mauvais film d’action qui est la suite d’un mauvais film d’action, 12 rounds, sorti en 2009. Dans le cadre de notre exposé final, il fallait que l’on fasse la campagne marketing du film : budget, supports, date de sortie en fonction de la concurrence, calendrier de sortie et de promotion, bénéfices attendus, sortie DVD… Le résultat devait faire une quinzaine de pages et je pense que j’ai rendu un dossier correct.



Lundi, le temps était plus clément. Je suis allée au Rubin Museum of Art, un musée sur l’art himalayen (Tibet, Népal et Bhoutan !).  Le musée est moderne, situé dans un quartier très sympa et a une architecture très agréable. Il contient de belles pièces : des bouddhas en or, des statues…Les explications sont très claires et adaptées à un public qui ne connait rien aux traditions bouddhistes et hindouistes. Ensuite, je suis allée faire du shopping puisque la dernière semaine de baby-sitting a été lucrative et qu’a priori il me restait encore un peu de place dans ma valise.


Mardi, après une dernière session skype, je suis allée à la plage ! Cela faisait un moment que je voulais y aller mais j’attendais un temps estival pour pouvoir en profiter. J’ai découvert une nouvelle facette de cette ville extraordinaire qu’est New York. En 40 minutes de métro et sans quitter New York City (!!), on se retrouve à Coney Island, une plage de sable comme on en trouve dans le sud de la France (sauf pour la végétation). On ne se rend pas forcément compte mais New York est située plus au Sud que Rome !






 Ce jour là, il n’y avait pas grand monde malgré le beau temps mais je suppose qu’en plein été c’est vraiment un super endroit pour toute la famille. Il y a aussi un parc d’attraction "à l'ancienne" le long de la plage.





Le soir, l'Empire State Building arborait les couleurs de NYU : un beau violet pour fêter le commencement, la cérémonie de remise des diplômes de la promotion 2013 qui a eu lieu au Yankee Stadium le mercredi (ils font les choses en grand !). J'ai mangé dans le noir devant ma fenêtre pour admirer les illuminations et je n'ai pas pu m'empêcher de penser que c'était un petit peu pour me dire au revoir. :)


Mercredi, l’heure était au rangement de l’appartement : il a fallu faire mes sacs et le ménage. La résidence  avait disposé de grands bacs au rez-de-chaussé pour nous permettre de donner les objets en bon état que nous ne souhaitions pas ramener chez nous à des œuvres caritatives. Ainsi, j’ai pu laisser mes oreillers, mon réveil…Par je ne sais quel miracle, tout le reste a tenu dans mes valises !


Le soir, je suis allée voir ma dernière comédie musicale : Le Roi Lion. Je l’avais déjà vu quand on était venu à New York en famille en 2009 et j’en gardais un souvenir extraordinaire. Après en avoir vu d’autres, je suis formelle, c’est la meilleure ! C’est la comédie musicale que je conseille à quelqu’un qui ne souhaite voir qu’une comédie musicale sur Broadway. Elle convient à toute la famille, les chansons sont mythiques, les dialogues hilarants et les décors à tomber.



Même si presque tout le monde a vu le dessin animé, pas besoin d’être familier avec la version de Disney pour apprécier ce spectacle. La scène la plus spectaculaire est l’attaque des gnous. Il y a quelques chansons qui ont été créées pour la comédie musicale et qui ne sont pas dans le film, ce ne sont pas les meilleures. Les cinq premières minutes sont renversantes : c’est la présentation de Simba et tous les animaux de la savane y sont conviés. Les costumes sont d’une inventivité et d’une beauté époustouflantes. Les ouvreurs, qui ont pourtant perdu tout intérêt pour le spectacle après l’avoir beaucoup trop vu, restent pour les cinq premières minutes et ne s’en lassent pas. Après le spectacle, je suis restée un petit peu à flâner sur Times Square, histoire de faire mes adieux. Bref, c’était une dernière soirée magique.


Jeudi, après avoir fait vérifier ma chambre et rendu mes clefs, en route pour l’aéroport. Je suis partie très en avance et heureusement car le trajet pour l’aéroport avec mes deux énormes valises relevait plus du parcours du combattant que de la promenade de santé. Le moindre escalier était une vraie épreuve. Mais une fois que je suis arrivée à l’aéroport et que j’ai enregistré mes valises, tout est allé mieux.



Le vol s’est bien passé, arrivée à Paris à 5h45 heure locale, train pour Lyon et ma maman m’attendait sur le quai. :)


Pendant ces quatre mois passés à New York, j’ai noté quelques différences entre les Etats-Unis et la France qui m’ont marquée :

Aux Etats-Unis,

-les étiquettes des prix dans les magasins ne prennent pas les taxes en compte : arrivé à la caisse, on paye plus que ce qui est écrit sur l'étiquette. C’est un peu perturbant au début, quand on a préparé la monnaie et que le chiffre annoncé n’est pas celui qu’on attendait (différent de quelques dizaines de centimes mais différent quand même !). Même chose au Mcdo où les prix des menus sont clairement affichés sur de grands panneaux lumineux pour qu’au final, on nous demande de payer une autre somme. Un peu hors sujet : pour repérer un Français dans un McDo aux Etats-Unis, rien de plus simple : c’est celui qui demande un « mêniou » alors que c’est écrit partout que l’on dit « meal ». ;) Autre chose sur les Mcdo tant que j'y suis : il faut se méfier des tailles. Ils ont deux tailles de menus, « medium » et « large », mais en réalité leur medium fait la même taille que notre large (je vous laisse imaginer la taille du large américain, surtout la boisson, on dirait un tonneau). Pour en revenir aux taxes, elles varient selon la nature du produit c’est donc difficile de savoir exactement combien l’on va payer.  

-le métro new-yorkais ne ferme jamais : 24h/24, 7j/7 même si certaines stations ne sont pas desservies entre minuit et 5h. J’ai eu de la chance : Canal Street est un nœud important du réseau et tous les métros s’y arrêtaient.

-Ils écrivent la date "à l’envers" (ou bien c’est nous qui l’écrivons dans le mauvais sens, chacun son point de vue) : ils écrivent le 1er décembre 2013, 12/01/13 (alors que nous, 01/12/13). Il faut le savoir et éviter les confusions. D’ailleurs, ça m’a un peu posé problème : aux États-Unis, il faut avoir 21 pour rentrer dans les bars ou dans les soirées (même si l’on ne consomme pas d’alcool !) et plusieurs fois, les vigiles à l’entrée ont lu sur ma carte d’identité que j’étais née le 2 juillet 1992 au lieu du 7 février et donc que je n’avais pas encore 21 ans. Dans ces cas là, il vaut mieux être accompagné d’un groupe de jolies filles et faire l’étrangère déterminée à l’anglais limité.

-La psychologie des magasins et des boutique est beaucoup plus « consumer-friendly » à New York : on cherche à faire plaisir au client, à répondre à ses désirs avant de penser à simplement faire une vente. Cela se traduit par de très nombreux échantillons, des périodes d’essais, des vendeurs qui sont payés en fonction des ventes qu’ils font, ce qui les pousse à être ultra-disponibles. Je m’en étais rendue compte par moi-même et j’ai eu d'autres confirmations : j’ai lu une brochure que NYU donne à ses élèves qui vont étudier à Paris et dans les différences culturelles notables, ils avaient écrit : « Attention, en France, le client n’a pas toujours raison ». Aussi, l’autre jour, je regardais les dessins animés avec Lilou et un des personnages chantait une chanson qui était en quelque sorte la morale de l’épisode. Chez nous, les paroles sont principalement sur l’importance de l’amitié ou sur le fait qu’il faut respecter les goûts des autres et être tolérant etc..là, le personnage chantait clairement « Quand je suis le client, je demande ce que je veux et j’ai raison ». Cela m’a un peu perturbée comme morale mais bon, autre pays, autres mœurs. When in Rome...
 
-Je me suis arrangée pour ne pas avoir à retirer d’argent pendant quatre mois parce que cela aurait engendré des frais auprès de ma banque (le baby-sitting était une source régulière de liquide très pratique). Par contre, j’ai beaucoup payé avec ma carte et je n’ai JAMAIS eu à taper mon code en quatre mois (grand moment de solitude quand il a fallu que je m’en souvienne au guichet SNCF à Charles de Gaulle vendredi dernier). Quand on paye par carte, le vendeur demande si on veut « debit » ou « credit ». J’ai demandé à Sara et Bridget ce que cela signifiait et à ce jour, je n’ai toujours pas compris la différence entre les deux options. En tout cas, dans aucun des cas, cela ne rajoute de l’argent sur mon compte donc ça n’a pas un grand intérêt! Je crois qu’elles m’ont dit que ça avait à voir avec les délais de transaction…enfin bref, dans tous les cas, au mieux on peut vous demander une pièce d’identité mais c’est très rare. Donc il faut être très prudent puisqu’une carte bleue volée peut être utilisée n’importe où par n’importe qui sans vérification.

-Les feux de circulations sont vert/orange/rouge pour les voitures et blanc/rouge pour les piétons. Quand on a visité l’ONU avec Alexia (j’ai déjà l’impression que c’était il y a une éternité !), la guide nous a fièrement dit que si les couleurs des feux tricolores étaient tous pareils quelque soit le pays, c’était grâce à l’ONU… c’est un peu raté. Je pense que c’est pour que dans la nuit, un conducteur ne pense pas qu’un feu vert piéton au loin est pour lui.



C’est donc la fin de quatre mois de découvertes et de voyages. J’ai pu visiter New-York dans les meilleures conditions : j’avais du temps (8h de cours par semaine, idéal !) et de l’argent (grâce à mon prêt, au baby-sitting et à des parents plus qu’attentifs), la combinaison parfaite. Je ne garderai que de bons souvenirs de ce séjour. Je n’ai jamais entendu quelqu’un dire qu’il ou elle n’avait pas aimé son séjour à New York (il faut dire que ceux qui ne se sentent pas du tout l’âme citadine évitent d’y aller) et je ne dérogerai pas à la règle : j’aime profondément cette ville, je m’y sens chez moi et je suis convaincue que j'y retournerai, pour longtemps j'espère.

New York me manque déjà et j’ai physiquement le cœur qui se serre quand je vois la ville dans des photos ou des films. RDV au prochain blog, vivement 2014 !

Mais en attendant, there's no place like home !






samedi 18 mai 2013

Derniers jours

Il ne me reste plus que quelques jours à New York. C’est étrange : le semestre est passé très vite mais en même temps j’ai l’impression que cela fait une éternité que je suis ici, j'ai mon chez-moi et mes habitudes. Cela va faire un mois que Mélodie est partie et c’est la première fois que je suis "seule" aussi longtemps (entre Alexia, Sara, Meryem, Coralie, Mélodie...finalement j’ai eu beaucoup de compagnie) et j’avoue que ça commence à me peser un peu, une partie de moi sera contente de rentrer !


La semaine dernière, j’ai reçu une carte cadeau à la boutique de NYU. L’université est très bien organisée : il y a un département particulier qui s’occupe des élèves qui ont des handicaps. Au début du semestre, j’ai reçu un mail qui disait qu’il y avait un élève dyslexique dans ma classe de Movie Marketing et qu’ils cherchaient quelqu’un qui enverrait ses cours pour que cet élève n'ait pas à prendre de notes pendant les cours. Je me suis proposée. Le système est totalement anonyme, je ne sais pas qui est l’élève dyslexique et il ne sait pas que ce sont mes cours qu’il lit puisque l’on passe par l’intermédiaire de cet institut. Je trouve que c’est ingénieux et ça m'a forcée à rendre mes prises de notes claires et lisibles. J’ai donc envoyé mes notes tout au long du semestre. En contrepartie, j’ai reçu 75 dollars à la boutique de NYU ce qui m’a permis de m’acheter deux-trois petites souvenirs qui me faisaient de l’œil depuis janvier. :)


Vendredi (10/05) et samedi (11/05) derniers ont été assez monotones : révisions. Je me suis contentée de ma chambre parce qu’en cette période de partiels, il faut se lever aux aurores pour espérer avoir une place à la bibliothèque. Je ne me plains pas : lever la tête de sa table de travail et contempler l’empire state building en buvant un coca-light, il y a pire !



Dimanche, j’ai fait une pause dans mes révisions, il faisait vraiment trop beau et je pouvais me le permettre. Je suis allée me promener sur la High-Line. C’est un parc aménagé sur les rails d’un ancien métro aérien à l’extrême ouest de Manhattan. C’est une longue bande qui s’étend de la 10ème à la 34ème rue.









Ce qui est sympa, c’est que c’est un lieu de passage mais qu’il y a aussi de nombreux recoins aménagés pour pouvoir s’arrêter, discuter, pic-niquer… Il y a aussi des œuvres d'art qui longent du chemin. Le Chelsea Market est juste à côté du début de la High Line et beaucoup de gens vont y chercher à manger avant de venir se promener. J’ai marché jusqu’à Times Square, fait un peu de shopping et suis retournée à mes livres.







Lundi, nous avons fait notre exposé en Business of Broadway. Nous étions le dernier des 10 groupes à passer, les autres étant passés les semaines précédentes. Heureusement que nous n’étions pas le premier groupe : je serais venue en jeans et converses alors qu’en observant les premiers groupes, j’ai réalisé qu’il fallait s’habiller correctement (‘business casual’ comme ils le disent si bien) lorsque l’on fait une présentation. J’étais prévenue et je me suis habillée en conséquence.


La technologie nous a lâchés: le rétro-projecteur a refusé de fonctionner. Philip qui avait passé des heures à faire une belle présentation power-point était vert. Nous nous sommes contentés d’un écran d’ordinateur pour montrer notre travail à la classe (en charge du marketing, j’avais fait des affiches et des programmes dont j’étais plutôt fière et je suis déçue qu’ils n’aient pas pu les voir ‘en grand ‘ mais bon, the show must go on). La présentation s’est bien passée, tout le monde avait bien travaillé. Je n’ai pas l’habitude de faire un exposé en anglais devant un public d’anglophones (ce n’est vraiment pas la même chose que de faire un exposé devant sa classe d’euro anglais ou sa classe de prépa) mais je m’étais entraînée et je maîtrisais mon sujet. C’était également le dernier jour de cours, les professeurs de Movie Marketing et Business of Broadway nous ont donc dit au revoir (nous n’avons pas de partiels dans ces deux matières) et nous ont souhaité bonne chance dans nos futures carrières.



Après notre exposé (et après avoir félicité tout le monde dans mon groupe), j’ai filé à Times Square puisque j’avais un billet pour une comédie musicale : The Phantom of the Opera.



J’ai eu mon billet un mois et demi en avance à $30, ce qui est exceptionnel. Je suppose que c’est parce qu’ils sont là depuis si longtemps qu’ils peuvent se permettre de proposer de tels tarifs. A ce prix là, je m’attendais à avoir un pilier dans la vue mais non, j’étais juste très loin de la scène (mais pas plus loin que pour Wicked). Malheureusement, l’acoustique du théâtre (Le Majestic Theater qui par ailleurs porte très bien son nom) n’était pas terrible et s’il y avait le moindre bruit parmi les spectateurs, les derniers rangs n’entendaient plus ce qui se passait sur scène.






L’histoire est celle du roman écrit en 1911 par le romancier français Gaston Leroux : un homme défiguré hante l’opéra Garnier, s’éprend d’une jeune chanteuse d’opéra et terrorise la direction du théâtre pour qu’elle ait de plus grands rôles. Le livre a également connu six adaptations cinématographiques, la plus récente en 2004. Ouverte en 1986, elle est aujourd’hui la comédie musicale la plus jouée en continu sur Broadway et elle est également celle qui amassé le plus d’argent. 


Personnellement, je n’ai vraiment pas accroché : le personnage féminin est une chanteuse d’opéra et j’avoue que ce n’est pas un genre que j’apprécie vraiment. Je reconnais qu’elle a une voix magnifique et puissante mais c’est aussi beaucoup de fioritures et ça me donne plus mal à la tête qu’autre chose. L’histoire est saugrenue et se termine bizarrement. Bref, cette comédie musicale ne fera pas partie de mes préférées et ce malgré des décors à couper le souffle (les plus beaux de tout Broadway à mon avis) et l’acteur qui joue le fantôme (Peter Joback, superstar suédoise) qui a une des plus belles voix masculines que j’ai jamais entendues.

Mardi, examen de marketing. Quelques questions de types quizz puis deux « essays » qui demandaient de résumer ce qu’on avait appris au cours du semestre et de l’appliquer à un cas. Même si on ne peut pas dire que cela nous prenne par surprise, il faut aussi admettre que penser synthétiquement est parfois difficile, je m’attendais à des questions plus précises.

Mercredi, j’ai révisé pour l’examen d’histoire de l’art et ne suis sortie de mon antre que pour aller m’acheter des sushis.

Jeudi, examen donc. On devait apprendre 80 tableaux (titre, artiste, date, pays d’origine de l’artiste et matières utilisées) et on a dû en identifier 10 pour l’examen (apprendre par cœur, je sais faire, ça n’a pas été un problème). La deuxième partie était plus difficile : la prof nous a montré des tableaux que nous ne connaissons pas (que nous n’avons pas étudiés et qui ne font pas partie des œuvres connues des artistes concernés) et nous devons essayer de trouver qui est l’auteur en nous basant sur des œuvres et des techniques que nous connaissons : pas facile ! Ensuite il y avait des définitions de termes, 3 comparaisons de tableaux et une dissertation sur le sujet : « Est-ce qu’une œuvre d’art doit représenter un fait ou un sujet politique pour être une prise de position politique ? ». C’était vraiment intéressant : il fallait se servir de tout le cours, du sacrement de Napoléon par Jacques-Louis David aux œuvres féministes de Judy Chicago et Cindy Sherman…

Depuis cette épreuve d’Histoire de l’art, je suis officiellement en vacances d’été (même si j’ai quelque part l’impression de n’avoir jamais repris après les vacances de Noël, mais chut, il ne faut pas le dire). Il me reste quand même mon exposé de Movie Marketing que je dois rendre lundi et qui compte pour 50% de ma note du semestre, je vais essayer de le terminer aujourd'hui (samedi).

Hier (vendredi), j’ai dit au revoir à Lilou et à sa maman. Je l’ai gardée mardi, jeudi et vendredi cette semaine. Même si elle est épuisante à la longue (jeudi, je l'ai gardée de 14h à 1h du matin!), elle va me manquer. Elle va fêter ses 4 ans dimanche, je lui ai offert une poupée. Je suis très contente d’avoir pu garder ce petit bout pendant trois mois.

Le festival de Cannes a commencé mercredi dernier. J’adore ce moment où le glamour hollywoodien rencontre le snobisme des films intellos-torturés à l’européenne. Grâce aux nouvelles technologies (Le monde.fr, youtube, twitter..), je suis le festival presque en direct même si je ne peux pas regarder le rituel Journal de Cannes sur Canal +. Et si les Américains ne connaissent que deux endroits en France (de nom bien sûr, ne songez même pas à les faire les placer sur une carte) ce sont bien Paris et Cannes ! Les magazines d’ici en parlent beaucoup (même si le focus est plus sur les tenues vestimentaires que sur les films en compétition).

Il me reste 5 jours pour faire le tour des quelques choses qui me reste à faire et je compte en profiter !

mercredi 8 mai 2013

Times Square is my new home !

Vendredi, j’ai décidé d’explorer un peu plus Chinatown parce que finalement, je me promène souvent dans les mêmes rues. En fait, ce quartier est gigantesque, beaucoup plus étendu vers l’est que ce que je pensais.





Je suis à allée au musée. Celui-ci est ingénieusement nommé MOCA (Museum of Chinese in America). Je passe devant tous les jours en prenant la navette pour aller à la fac, il était temps que je le visite ! Ce petit musée a été une belle surprise.















D’abord, j’ai vu Front Row, une exposition de créateurs sino-Américains. Quelques pièces étaient assez improbables (comme souvent dans le monde de la mode) mais le clou de l’exposition , pour moi, c’est une magnifique robe de soirée rouge par Vera Wang, la célèbre créatrice de robes de mariée. Il y avait aussi des interviews des créateurs sur écran et ils expliquaient comment leur héritage asiatique se reflétait dans leurs vêtements.









Le reste du musée est une collection permanente. Il y a beaucoup d’espaces interactifs : par exemple, on s’assoit sur une chaise et on entend toutes les questions (absurdes, trop précises et redondantes) qui étaient posées aux immigrants quand ils arrivaient à Ellis Island (on est d’accord, ça fait un sacré détour d’arriver à New York par la mer quand on vient de Chine)…On suit l’Histoire de l’immigration chinoise aux USA. On nous explique de quelle façon ils ont été fortement discriminés, ils ne pouvaient pas exercer tous les métiers et ils se sont souvent tournés vers des entreprises familiales de blanchisserie (merci Lucky Luke pour ma culture générale). Puis la période du McCarthysme qui a été particulièrement difficile pour eux (j’avoue que je ne pensais qu’aux Russes…).


Ensuite, je suis allée au Temple Mahayana, un temple bouddhiste. Je suppose que pendant les heures d’office, l’endroit est fréquenté par des habitués mais en pleine journée, c’est vraiment un repaire de touristes. Le temple n’en reste pas moins très beau et le Bouddha impressionnant. Sur les murs, il y a des explications sur les différentes étapes de la vie de Bouddha (un peu comme il y a le chemin de croix dans nos églises) mais j’avoue que je n’ai pas tout compris : il change de nom plusieurs fois dans sa vie, je m’y suis perdue.








Pour finir l’après-midi, j’ai fait un tour à la Chinatown Ice Cream Factory. Cette petite boutique était recommandée dans mon guide pour ses saveurs particulières de glace. J’ai tenté litchi et thé vert, c’était pas mal.


























Samedi, la journée fut studieuse, j’ai passé la journée à la bibliothèque malgré le temps magnifique parce que mes exposés ne vont malheureusement pas s’écrire tous seuls !


Dimanche matin, j’ai retrouvé Sara, sa maman et deux de ses amies pour un brunch. C’est Sara qui a choisi l’endroit, un restaurant vraiment chouette, très mignon, The Fat Radish (littéralement, Le Gros Radis). C’était un peu bobo et les plats étaient très bons. Comme si la matinée n’était pas déjà assez belle, on a réalisé qu’assis à quelques tables de nous, en train de bruncher tranquillement se trouvaient Jake Gyllenhaal (Brokeback Moutain, Prince of Persia…)!! Aussi beau qu’au cinéma. Il avait l’air d’être un habitué des lieux. Bref, on étaient toutes excitées et sa présence a largement alimenté les conversations !






Pour continuer une journée décidément très people, je suis allée voir Lucky Guy, une pièce écrite par Nora Ephron et dans laquelle joue Tom Hanks ! Nora Ephron, qui est décédée l’été dernier d’une leucémie était une journaliste et une scénariste surtout reconnue pour ses comédies romantiques à succès comme le mythique Quand Harry rencontre Sally. L’histoire s'inspire de la vie d’un journaliste ambitieux Mike McAlary à New York.



Personnellement, je n’ai pas trop accroché à la pièce qui est pourtant acclamée par les critiques, sûrement parce que je ne connais pas grand-chose sur la guerre que se livraient les journaux New-yorkais dans les années 80. Malgré cela, je dois reconnaître que Tom Hanks était puissant, drôle, émouvant...parfait. A un moment, son personnage a un accident de voiture qui limite ses capacités intellectuelles pendant quelques temps : le clin d’œil à son personnage de Forrest Gump était évident et vraiment touchant. D’autant plus que ce sont ses débuts au théâtre après 30 ans de carrière au cinéma !


D’ailleurs les nominations pour les Tony Awards 2013 qui auront lieu le 9 juin prochain sont tombées mardi dernier et il a été nominé dans la Catégorie Meilleur acteur dans une pièce de théâtre et la pièce dans la catégorie meilleure pièce. J’étais surprise que Scarlett Johansson n’ait pas été nominée, je pense que sa pièce a été vraiment trop mal reçue par les critiques pour qu’elle soit récompensée. Le reste des nominations est sans surprise, les trois comédies musicales qui se partagent la plupart des nominations sont Matilda, Pippin et Kinky Boots qui marchent très bien en ce moment. Les théâtres ont été très réactifs et on peut lire sur les devantures « 3 nominations aux Tony Awards dont meilleure musique » etc…

Bien sûr, une pièce ne peut recevoir de nominations aux Tony Awards que l’année de son ouverture c’est pour cela que des spectacles comme The Book of Mormon ne reçoivent plus de récompenses même si se sont d’énormes succès ! Pour être éligible aux Tony 2013, il faut avoir fait sa première représentation entre la cérémonie des Tony 2012 et le 28 avril 2013 : le mois d’avril est le plus dynamique de toute l’année puisque beaucoup de pièces ouvrent à ce moment, juste à temps pour les Tonys (d’ailleurs certaines s’effondrent parfois tout de suite comme Hands on a hard body qui a fermé après 3 semaines de représentations).


Lundi midi, j'ai retrouvé Sara et sa mère pour un dimsum dans un restaurant de Chinatown. C'était très sympa et on a pu goûter plein de choses ! Le soir, je suis retournée voir Newsies. La résidence proposait de nous emmener pour $15, je n’ai pas hésité. C’était toujours aussi magique et il y a beaucoup plus de chorégraphies d'ensemble que dans les autres spectacles que j'ai vus. Pour l’instant, je crois que c’est la comédie musicale que j’ai préférée, je pourrais y retourner tous les soirs pendant plusieurs semaines avant de me lasser. On était un petit groupe de filles de la résidence et on avait même trop de places, ça m'a fendu le cœur.


La semaine prochaine, on présente notre projet en Business of Broadway. Avec mon groupe, on fait un remake de Reefer Madness un film de 1936 qui était à la base était un film de propagande contre le cannabis mais qui a ensuite été utilisé pour les défenseurs de la marijuana qui l’ont tourné en parodie. Le processus se passe bien, je m’occupe du marketing et je pense que ça va bien se passer. Le groupe est sympa, on est 5, trois filles, deux garçons. On a un peu discuté un l’un des deux Mickael étudie la production de films. Il est en ce moment, en parallèle de ses cours, en stage, dans la maison de production d'un certain Martin Scorcese…rien que ça !! Il n’y a qu’à New York que ce genre de choses peut arriver !







Aujourd’hui (mercredi), j’ai bravé le déluge pour aller à Times Square (décidément, je ferai mieux d’y planter ma tente). J’ai vu Wicked, un spectacle pour lequel j’ai pris mes billets il y a des mois. C’est une sorte de prequel au cultissime et kitchissime Magicien d’Oz (The Wizard of Oz). Cela commence dans l’adolescence des sorcières et cela continue jusqu’au départ de Dorothy. L’histoire est incompatible avec Le Monde fantastique Oz, l’autre prequel qui est récemment sorti au cinéma. Wicked fait de nombreux clins d’œil à l’œuvre originale. La pièce a ouvert en 2003 sur Broadway et a essuyé des critiques très négatives (trop de décors, trop de froufrous...juste trop!) au début mais a reçu de nombreuses victoires aux Tony 2004 et de nombreuses tournées à travers le pays… Wicked est finalement un très grand succès ! 






Le Gerschwin Theater dans lequel la comédie musicale a installé ses quartiers depuis 2003 est le plus grand des théâtres de Broadway : 1933 places occupées tous les jours de la semaine ! C’est vraiment gigantesque mais les décors étaient à la hauteur ! J’étais dans les derniers rangs, au début j’ai eu un peu peur parce que j’étais très loin de la scène (même effet que quand il faut prendre les jumelles pour voir Shakira depuis le dernier rang des gradins à la Halle Tony Garnier) mais le show est fait pour être vu de loin : les lumières, les décors et les costumes étaient époustouflants même à distance. Je réalise que j’ai un petit faible pour les grosses productions qui en mettent plein les yeux (même si j’ai adoré Chicago qui était beaucoup plus intimiste).



Lilou va bien, il ne me reste que deux semaines à la baby-sitter. Il fait super beau ces temps-ci et on passe pas mal de temps au parc. Même si j’agonise un peu à cause de mes allergies, c’est quand même nettement plus sympa pour elle que d’être enfermée dans un appart avec sa baby-sitter et son chat. C’est assez marrant le parc, je regarde les gens et je fais une petite étude sociologique. Il y a pas mal de Français, des papas en costume qui sortent du travail.


Je devais aller voir les chutes du Niagara le weekend prochain mais Sara m’a dit que les chutes du côté Américain n’étaient pas très impressionnantes et que les « vraies » chutes se situent du côté Canadien où je ne peux pas aller à cause de mon visa bidon. Je préfère donc profiter à fond de New York (il ne me reste que deux weekends !) plutôt que de voir quelque chose à moitié.

vendredi 3 mai 2013

En Mai, remets ton K-way !

Décidément, je prends du retard sur les articles…Plusieurs explications : après le weekend à Boston, il y a eu Miami et puis Mélodie est arrivée... C’était absolument génial (je ne vais pas me plaindre quand même !!) mais le travail et la fatigue se sont accumulés. J’ai pris un peu de retard sur mes cours et je m’efforce donc de le rattraper. Autre chose : j’ai commencé à lire la trilogie des Hunger Games…grosse erreur ! Impossible de m’arrêter de lire, ça m’a pris tout mon temps libre et plusieurs heures de sommeil. J’ai fini le dernier tome, je vais donc avoir un peu plus de temps pour écrire.


Samedi matin, petite grasse matinée, un peu de travail et ensuite je suis allée à la salle de sport. J’entends d’ici les commentaires sarcastiques sur ma pratique (ir)régulière du sport...et bien j’aurai mieux fait de rester couchée ce jour là ! En posant mon pied « de travers » sur un tapis, je me suis violemment tordu la cheville. Après un moment pour reprendre mes esprits, ça allait à peu près, j’ai bien serré mes chaussures, pas trop appuyé sur le pied et je suis allée à une séance de cinéma que j’avais réservé depuis un moment.




Du 17 au 28 avril, le Festival de TriBeCa battait son plein dans Downtown Manhattan. C’est un festival de cinéma crée en 2002 par Robert De Niro et qui privilégie le cinéma américain indépendant. Encore quelque chose que je regarde depuis des années depuis mon écran d’ordinateur et que je ne pensais jamais voir en vrai. Il parait que le festival a été crée pour donner une nouvelle vitalité au Lower Manhattan qui a été fortement affecté par les attentats du 11 septembre.




Le festival attire tous les ans de nombreuses célébrités et si je ne suis pas allée faire ma groupie à épier les tapis rouges, j’ai lu que cette année encore il y avait du beau monde. Contrairement au Festival de Deauville où je suis allée l’année dernière avec Coraline une amie de prépa, le festival ne se veut pas nécessairement « bon marché » et une séance coûte une vingtaine de dollar (alors que le pass à la journée pour Deauville coûte 12 euros pour les étudiants !). J’ai donc limité mes sorties à une séance.



Je suis allée à une projection un peu particulière, c’était la présentation d’un jeu vidéo qui sortira fin 2013. Si ce jeu, intitulé Beyond : Two Souls, a sa place dans un festival de cinéma, c’est parce que ce n’est pas un jeu de guerre ou de logique, c’est un jeu sur le mode du « Story Telling » c'est-à-dire qu’une histoire découle des choix faits le joueur. Les personnages ont été réalisés par motion capture par ordinateur et sont basés sur les gestes et les expressions de vrais acteurs.



Ceux-ci étaient d’ailleurs présents et j’ai pu voir Ellen Page, une actrice canadienne qui est principalement connu pour ses rôles dans Juno, X-Men ou Inception. Ils ont fait un montage d’une demie-heure du jeu puis le réalisateur et les acteurs ont répondu à des questions du public. C’était très intéressant de se voir expliquer le processus de création du jeu qui a nécessité des années.






Dimanche matin, quand je me suis réveillée, ma cheville avait doublé de volume, ce n’était pas très beau à voir. Même si je sentais bien que rien n’était cassé, impossible de poser mon pied par terre. NYU a un centre hospitalier réservé aux élèves mais il est malheureusement fermé le dimanche (étrange puisqu'aux dernières nouvelles, on ne se fait pas moins mal le weekend…). Par un heureux hasard, ma coloc Sara qui n’arrête pas de faire des allers-retours à l’hôpital depuis le début du semestre avait une paire de béquilles dans sa chambre : elle me les a gentiment prêtées. Elle m’a un peu sauvé la vie parce que bien que ce soit un dimanche, il fallait absolument que je sois capable de sortir ce jour là.


Car ce jour là, je suis allée voir The Book of Mormon. C’est LA comédie musicale que je voulais voir à tout prix en venant à New York. Elle a été créée en 2010 et a tout raflé aux Tony Awards de 2011. C’est le plus grand succès de ces 5 peut-être 10 dernières années sur Broadway. Les séances sont complètes des semaines en avance et les places ne sont bien sûr jamais en promotion puisque le théâtre se remplit à une vitesse phénoménale. J’ai acheté une place vers la fin du mois de février, il était donc hors de question de rater ça !









Je suis allée clopin-clopant à Times Square. Les vrais challenges ce sont les escaliers et le métro. Les handicapés New-yorkais ont dû faire une croix sur le métro il y a longtemps car presque aucune station n’est équipée, rien que des escaliers abrupts, étroits et glissants. L’avantage d’être en béquille (au-delà du fait que ça permet de ne pas poser le pied par terre et donc de ne pas souffrir), c’est que les gens voient tout de suite que vous êtes blessé(e). Tout le monde m’a laissé passée, laissé sa place dans le métro… Le personnel du théâtre a été adorable et m’a fait passée devant tout le monde dans les files d’attente.









Le spectacle était extraordinaire. Je comprends mon prof de Business of Broadway quand il dit que les mots manquent pour décrire The Book of Mormon. C’est l’histoire de jeunes mormons qui partent pour leurs deux années de « mission » à travers le globe. Les deux personnages principaux se retrouvent en Ouganda et sont confrontés à beaucoup d’obstacles dans leur mission d’évangélisation. Et même si ça n’en a pas l’air dit comme ça, c’est à mourir de rire. Il y a une satire évidente des Mormons mais aussi des Américains en général (qu’en gros, leur connaissance de l’Afrique se limite au Roi Lion)… Toutes les scènes sont plus hilarantes les unes que les autres, les décors sont très beaux et la dizaine d’acteurs qui jouent les mormons sont inoubliables. La pièce est irrévérencieuse au possible et peut choquer parfois mais l’ambiance reste bon enfant. Aucun regret d’avoir payé une place hors de prix et d’avoir attendu si longtemps !



Lundi, malgré la glace que j'avais appliquée dessus, ma cheville était toujours assez gonflée donc je suis allée au Health Center de NYU. J’ai vu une infirmière puis un médecin qui a préféré que je fasse une radio pour vérifier que rien n’était cassé. R.A.S, c’était juste une mauvaise entorse. Ils m’ont donnée une attelle et roule ma poule ! Hier (jeudi), je n’avais déjà plus besoin de béquilles mais je garde l’attelle pour éviter de me retorde la cheville. Finalement, cette petite blessure m'aura permis de travailler mes listes de vocabulaire en anglais : béquilles, attelle, entorse, se tordre la cheville...


On sent bien que ce sont les vacances scolaires en France : les rues sont pleines de Français. Où que j'aille je tombe sur des familles ou sur des groupes de lycéens. Ce sont souvent ceux qui râlent ou qui parlent le plus fort...toujours aussi peu reluisante l'image des Français à l'étranger.


En ce moment, je suis tiraillée. D’un côté, les partiels approchent et j’ai pas mal de travail notamment trois dossiers à rendre. Il ne me reste qu’une semaine de cours, après c’est les examens. De l’autre, je réalise qu’il ne me reste que peu de temps à New York et il y a encore tellement de choses que je veux voir ! Mais les allergies sont elles aussi bien présentes et servent en sorte de régulateur de mon temps passé à l'extérieur !

lundi 29 avril 2013

Mélodie à N.Y.C

Retour sur la semaine passée avec Mélodie, une amie de lycée. Ce n’est pas la première fois que nous sommes ensemble à l’étranger : la Pologne, Londres, Copenhague...de vraies globe-trotteuses !

Elle est arrivée mercredi (17/04). Après quelques malencontreux détours (Mélodie est restée fâchée avec le métro new-yorkais jusqu’au bout ;) ), elle est arrivée à Canal Street, je suis allée la chercher. Après un court temps d'installation, nous sommes allées nous promener. On a remonté Broadway jusqu’à ma fac, il faisait bon. 

Jeudi, j’ai dû abandonner Mélodie pour mes cours. Elle est allée faire un tour Downtown au 9/11 Memorial (qu'elle est retournée voir plus tard dans la semaine tellement ça l'avait émue), Wall Street…

Vendredi, la température est redescendue vers les 6°, impossible de mettre le manteau d’hiver au placard, je dois le ressortir toutes les semaines. Après un petit déjeuner copieux et tardif, nous sommes allées nous promener. De Union Square, nous avons marché jusqu'au Flatiron Building , cet immeuble à la forme si particulière construit en 1902 par Daniel Burnham.


Puis jusqu'à l’Empire State Building. En fait, la vue depuis ma chambre est bien mieux que celle que l’on a du pied de l’Empire. Petit tour à Times Square qui était noyé sous la foule, incontournable et je ne m’en lasse pas, j'adore cet endroit.
Avec Mélodie, ça nous a rappelé une soirée qu'on avait passée assises sur les marches de la fontaine de Picadilly Circus à regarder passer les gens, les taxis noirs et les bus à deux étages...



M&Ms store


















Froyo ! 





Le soir, petit tour dans Little Italy et pizza ! J’ai initié Mélodie au frozen yogurt dans ma boutique préférée. :)















Samedi, nous sommes allées visiter le MET. Après un passage obligé par les Impressionnistes, nous avons vu d’autres parties du musée que Mélodie voulait voir. L'aile qui contient l’art arabe était magnifique, le musée sait vraiment mettre les œuvres en valeur. Le MET est gigantesque et si l’on veut voir des choses en particulier il faut y aller d’un pas décidé sans flâner devant les autres œuvres, sinon la journée ne suffit pas.











Une autre salle dans l’aile de l’art égyptien était vraiment très impressionnante : gigantesque, très bien éclairée, ils ont recrée un temple égyptien.  Le soir, je suis exceptionnellement retournée baby-sitter Lilou, Mélodie est allée voir Times Square de nuit.











Dimanche, brunch rituel à International House of Pancakes. Les brunchs et les pancakes sont deux habitudes que j'espère ramener avec moi dans l’hexagone !  Dans l’après midi, nous sommes allés voir un spectacle de danse par les élèves de NYU. C’était en quelque sorte le spectacle de fin d’année de ceux qui étudient la danse. C’était vraiment sympa, on a vu une dizaine de danses dans des styles très différents (classique, hip-hop, africain…).









Avec l'arrivée des beaux jours, les moindres coins d'herbe des parcs de la ville sont mis à profit et Washington Square devient un haut lieu de la vie new-yorkaise : des musiciens, des skatteurs, des danseurs de claquette..












Après le spectacle, nous avons pris le métro jusqu’à Brooklyn, de l’autre côté du Brooklyn Bridge. Là bas, il y a le Brooklyn Bridge Park d’où l’on a une super vue sur Downtown Manhattan et le Brooklyn Bridge. Ensuite nous avons pris le pont pour rentrer à la résidence. C’était une belle balade.



















Lundi, entre mes cours de l’après-midi, nous sommes allées attendre dans la file du stand TKTS de Times Square. Mélodie voulait voir un show sur Broadway et bien sûr, ce n'est pas moi qui allait refuser !! Nous avons réussir à avoir des places pour Chicago à un prix intéressant. Dans le Chicago des années 20 et de la Prohibition,  le spectacle parle de criminelles, de leurs procès et des reporters qui les relatent. La comédie musicale a été créée en 1975 pour Broadway et a connu de nombreux revivals depuis. Un film qui a gagné de nombreux oscars a aussi été produit en 2002. Le spectacle était vraiment bien : les chanteurs et danseurs étaient au top. Il y avait très peu de décors et on se concentrait plus sur les acteurs et les accessoires. L’orchestre prenait beaucoup de place sur scène mais cela faisait tout à fait partie du show.





Mardi, j'ai enchaîné cours et baby-sitting pendant que Mélodie dévalisait les magasins. C'était une bonne chose qu'elle soit venue avec une valise à moitié vide !




Mercredi matin, nous sommes allées visiter les studios de NBC, une grande chaîne de télévision américaine. Les locaux se trouvent dans la tour du Rockefeller Center, à côté de Times Square. On est guidés vers différents studieux d’émissions plus ou moins cultes. On ne les connaissait pas toutes : les Américains sont très friands de talk-shows. Le set du Saturday Night Live show était impressionnant. La boutique souvenir regorge de gadgets ayant pour thème les différentes séries télés. Les T-shirts F.R.I.E.N.D.S faisaient référence à des moments très particuliers de la série que seuls les fans peuvent comprendre, m’ont fait sourire.





On est ensuite allées faire un tour de ferry pour voir la Statue de la Liberté que je trouve décidément toute petite ! On a terminé la journée à Little Italy de nouveau, les pâtes nous manquaient à toutes les deux.

Et Jeudi, Mélodie est partie pour l’aéroport !

Au final ça a été une belle semaine,j'étais très contente de la voir ! Je pense que Mélodie a pu voir beaucoup de choses qui font New York et qu'elle a aimé !!