lundi 1 avril 2013

A girl's week out !

Cette semaine, pas de baby-sitting, j’en ai profité pour sortir !

Lundi, retour à la fac. Après le cours de Movie Marketing, je suis allée à Times Square au stand TKS. Les offres sont assez aléatoires : en y allant, je ne sais jamais quels spectacles seront proposés (cela dépend des places qu’ils doivent solder pour remplir les salles). Cette fois, aucune comédie musicale proposée ne m’intéressait. J’ai opté pour une pièce de théâtre off-Broadway (en plus, il y a une file spéciale pour les pièces de théâtre, il y a très peu d’attente): Peter and the Starcatcher. Cette pièce était sur Broadway jusqu’à il y a quelques semaines et a gagné 5 Tony Awards l’année dernière !

 Ils avaient joué une scène pendant la cérémonie et j’avais adoré donc j’étais très heureuse de voir que le stand vendait des places. Ça fait plusieurs années que je regarde la cérémonie des Tony Awards sur internet et quand je la regardais en juin 2012, je ne pensais vraiment pas que je pourrais un jour voir ces spectacles, c’est assez génial !


La pièce est basée sur un livre paru en 2006 et qui raconte ce qui s’est passé avant l’histoire du fameux Peter Pan de J.M Barrie. On découvre comment Peter Pan est arrivé sur l’île, comment le capitaine a hérité d’un crochet, pourquoi le crocodile fait tic-tac…Un film est en cours de tournage. C’est sans hésiter une des meilleures pièce de théâtre que j'ai vues. Je suis même contente de l’avoir vue off-Broadway : le théâtre était plus petit, plus intimiste.

 Je suis encore sous le charme de la mise en scène : avec un décor assez simple, des accessoires nombreux mais très simples et une bonne lumière, ils faisaient des merveilles. Une corde devient le niveau de la mer, un ring, une fenêtre, le rebord du bateau…
La star du spectacle, c’est le pirate qui deviendra le Capitaine Crochet après un avoir perdu sa main dans un petit accident.
J’ai rarement vu un acteur (Christian Borle) jouer aussi bien : hilarant, des grimaces mémorables, une diction impeccable…il a gagné le Tony Award 2012 du meilleur acteur dans une pièce de théâtre : amplement mérité !
 

J’ai tellement aimé ma soirée de lundi, que mardi j’étais de retour au stand de Times Square. Une fois encore, aucune comédie musicale qui vaille le coup que je fasse 1h de queue.  Par contre, j’ai eu une belle surprise : ils vendaient des places pour la pièce La Chatte sur un Toît Brûlant (The Cat on a Hot Tin Roof) de Tennessee Williams. Au-delà du fait que c’est un classique du théâtre américain, je rêvais de voir cette version car c’est l'actrice Scarlett Johansson, que j’adore, qui joue le rôle principal ! La pièce est sur Broadway depuis fin janvier et la dernière représentation était samedi. Je n’espérais même pas la voir étant donné ce cours laps de temps mais les critiques ne sont pas très bonnes et la salle peine à se remplir !
 Je suis repassée à Times Square samedi, jour de la dernière représentation et le show était encore soldé, c’est triste pour eux je trouve.
 

La scène était clairement plus grandiose que la veille. La pièce a été écrite en 1955 et a été écrite pour être jouée sur Broadway, elle a été adaptée en film en 1958 avec Elizabeth Taylor et Paul Newman dans les rôles principaux.
L’histoire se passe dans une villa du sud des États-Unis. C’est une réunion de famille qui tourne au vinaigre et  révèle qu'aucun des couples ne fonctionne plus : ils ne s’aiment plus, ils se détestent pour certains …c’est assez cynique au final.



En tout objectivité (ou ce qui s’en rapproche le plus), Scarlett était absolument géniale : elle est sublime, a bien travaillé son accent sudiste et a une vraie présence sur scène : c’est une grande actrice de théâtre !  Malheureusement, le reste de la pièce ne suit pas : les autres acteurs sont beaucoup plus plats, ils n’ont pas de micro ce qui a mon sens a vraiment gâché  l’impact de certaines répliques et les bruitages sont mal utilisés.
Malgré tout ça, je suis contente d’avoir vu la pièce, d’avoir vu  'Scarjo' "en vrai".

Après deux journées calmes, vendredi , c’était encore sorties ! 

Un cours (presque) comme les autres
 Mon cours d’Histoire de l’Art avait lieu au Moma. On est arrivé à la période des Postimpressionnistes, début du cubisme, des surréalistes... Les collections des 4ème et 5ème  étages du musée sont époustouflantes. Le musée prend une autre dimension lorsque l’on
a une professeure qui nous en dit un peu plus sur les œuvres.





Water Lilies (Nénuphares) by Monet
Seul gros bémol : le musée était complètement bondé, c’était difficile d’entendre les explications et on ne pouvait pas s’arrêter devant chaque œuvre. Le Cri qui est aujourd’hui exposé est la seule des 4 versions de Munch qui appartient à un collectionneur privé (les autres sont dans des musées en Norvège) et il n’est au Moma que pour 6 mois : c’est difficile d’accéder, ne serait-ce qu’à la salle





Le Moma est gratuit le vendredi de 16h à 20h mais quand je suis sortie, la file d’attente faisait tout le tour du block : je ne suis pas sûre que ça vaille le coup, impossible de profiter vraiment du musée quand il y a autant de monde. 

Pour attendre l’heure du spectacle de la soirée, je suis allée dans un café , The City Bakery, qui était très bien noté dans mon guide : leur chocolat chaud, surmonté d’un chamallow maison est sensé être « mondialement connu». Très peu pour moi : on dirait qu’ils ont oublié le lait dans le chocolat chaud et j’ai eu l’impression de boire la préparation d’un fondant au chocolat, impossible de le terminer.



Petite pause à la bibliothèque de NYU : jolie vue, n'est-ce pas ?



Je suis ensuite allée voir West Side Story par des élèves de NYU. C’est un grand classique de la comédie musicale américaine : un remake de Roméo et Juliette à New York dans les années 50.  C’était extraordinaire ! Les acteurs qui jouaient Maria, Tony, Anita, Riff et Bernardo était impressionnants ! La production était d’ailleurs très fière car le garçon qui joue Riff vient d’être engagé dans la tournée internationale de West Side Story…le début de la gloire !









J’étais incroyablement bien installée et le billet m’a coûté $10. Même si c’est une production estudiantine, les élèves impliqués se destinent à des carrières dans le domaine de la comédie musicale (chant, danse, production…). J’ai été totalement bluffée, ils n’ont à rougir devant aucune compagnie professionnelle. (Seul tout petit détail : parfois, certains micros restaient allumés et on entendait les acteurs respirer mais c’était vraiment mineur et ça n’a rien gâché).


Chant, danse, tout était absolument génial. J’ai passé une excellente soirée et je suis épatée de voir des jeunes gens de mon âge offrir un spectacle d’une telle qualité.
 
Dimanche, c’était Pâques et comme beaucoup d’autres choses, ça prend une toute autre dimension ici. Que ce soit l’Empire State Building qui brille de couleurs acidulées pour le weekend ou les œufs géants devant le Rockefeller Center, impossible de passer à côté. Tout le monde se souhaite « Happy Easter », les amis, la famille, les commerçants…j’ai l’impression que c’est un jour plus spécial qu’en France.  
Après avoir raté la parade de la Saint Patrick (petit raté d'organisation), je ne voulais surtout pas passer à côté de la Easter Parade. Elle avait lieu sur la 5ème avenue, exactement sur la portion que je décrivais précédemment, entre la 49ème et la 60ème, devant les boutiques de luxe.

 En fait, il n’y a rien de réellement organisé, ils ferment seulement une partie de l’avenue à la circulation et l'on est libre d'y déambuler. La Easter Parade est aussi appelée Easter Bonnet Festival : chacun exhibe le chapeau qu’il a fabriqué (avec plus ou moins d’adresse).  Quelques enfants montraient leurs réalisations mais, il faut bien l'avouer, c'était surtout les adultes (de tous âges!) qui s'étaient amusés !




 Certains chapeaux étaient extraordinaires avec des fleurs, des œufs, des lapins, des plumes…Certains m’ont dit qu’ils avaient passé un mois et plusieurs centaines d’euros pour réaliser leurs couvre-chefs ! Ceux qui avaient les plus beaux ne pouvaient pas faire deux pas sans être arrêtés, assaillis par les photographes amateurs mais c’est le but du jeu et tout le monde était très souriant et se souhaitait une joyeuse Pâques. Certaines mères s’étaient fait plaisir en déguisant leurs filles (d’autres leurs chiens !).
 
Le défilé avait des allures de Gay Pride à laquelle se seraient mêlés beaucoup d’enfants et  quelques cathos (très) endimanchés, fraîchement sortis de la messe. Étrangement, le mélange se fait très bien et l’ambiance était magique. 


Je me suis acheté une petite paire d’oreilles de lapin histoire d’être dans l’ambiance. Aux badauds s’ajoutaient tous les artistes : les marionnettistes, les sculpteurs sur ballons, les danseurs, les musiciens…Un orchestre de jazz et un imitateur de Sinatra jouaient et des gens se sont mis à danser au milieu de la rue, c’était adorable. Finalement, j’y ai passé 3h  et j’ai dû faire une dizaine d’aller-retour d’un bout à l’autre de l’avenue.
 






 Le soir, j’ai accompagné Bridget à la messe, après tout, c’est un peu le jour pour ça. Après une petite recherche internet, on est allées à la Saint Patrick’s Old Cathedral, à quelques blocks de là où l’on vit. Ça c’est avéré être un très bon choix : la cathédrale était très belle et il y avait peu de monde. Le sermon du prêtre était plutôt drôle et les prières tout à fait identiques aux nôtres. En sortant, c’était le déluge mais ils nous ont offert un chocolat chaud à la cannelle, ça va tout de suite mieux ;).  


On a fini la soirée avec des sushis, pour une fois que Bridget se permet une pause dans son travail, c'était sympa !

Cette semaine je recommence le baby-sitting et le weekend prochain, je pars visiter Boston !

Ah oui, aussi on nous a rendu deux mid-terms : Business of Broadway et Modern Art. J’ai eu 91/100 aux deux examens, pas de soucis de ce côté là !

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