mardi 9 avril 2013

Le printemps commence à Boston !

Les cours se sont succédés normalement la semaine dernière.

Lundi (01/04), le prof de Movie Marketing nous a rendu le quizz de mi-semestre : 5 questions de cours… avec autorisation d’ouvrir son cours ! Au début, j’ai cru à une blague mais non. Bref, même pas besoin d’avoir assisté aux leçons en fait, il suffisait juste d’avoir sous les yeux les notes de quelqu’un qui était venu en cours. En rendant les copies, le prof s’est quand même excusé pour ceux qui n’avaient pas réussi et leur a dit qu’ils pourront toujours se rattraper plus tard...hallucinant ! 

En Marketing, on avait un projet de groupe à rendre jeudi.  Alors qu’on a le sujet depuis au moins 2 semaines, on s’est tous plus ou moins réveillés le weekend dernier pour se dire qu’on n’avait pas encore formé les groupes ! Bref, j’ai passé mon mercredi à la bibliothèque (toujours aussi géniale, je ne me lasse pas des grandes baies vitrées, de la vue imprenable et des écureuils) à travailler le sujet qui était une étude de cas d’Harvard sur un réseau social coréen. On a réussi à faire une réunion de groupe : ça a fait du bien à mon anglais d’avoir une discussion animée sur un sujet un peu pointu. Au final, le devoir qu’on a rendu n’est pas parfait mais je dois dire qu’il a été réalisé dans des temps records et avec une grande efficacité de la part de (presque) tout le groupe.

En Histoire de l’Art, on a un nouveau devoir à rendre : faire la critique d’une exposition d’œuvres abstraites en ce moment en vue au MoMA comme si l’on était un des critiques d’art du New York Times. Les choses se compliquent : jusqu’à maintenant je n’ai travaillé que sur des œuvres séparément et je suis assez peu sensible à l’art abstrait. Mais ça promet d’être intéressant.

 
Comme j’ai eu mon jeudi après midi de libre, je suis allée voir l’exposition. Elle s’appelle Inventer l’abstraction 1910-1925 et se concentre donc sur les débuts de l’art non-figuratif : Kandinsky, Duchamp… 
J’aime les œuvres colorées mais j’avoue que j’ai du mal quand on ne reconnait rien et que le titre est Work n°5 …on n’est pas vraiment aidé !




 

Vendredi matin, je suis partie pour Boston !
Bus chargé à l’aller, je n’ai pas pu profiter du paysage. A l’inverse de Washington, Boston se trouve à environ 400km au nord de New York, dans ltat du Massachusetts, ce qui veut dire qu’il faut remonter tout  Manhattan : très mauvaise idée ! Au bout d’une heure de bouchons, on était à peine dans le Bronx, c'était infernal ! On a eu 1h de retard à l’aller comme au retour à cause de ce gros désagrément. 


Heureusement, je n’avais pas d’impératif à Boston mais à noter : il ne faut pas systématiquement avoir confiance dans les horaires d’arrivée de Mégabus. 



Boston Tea Party Museum and Ships


Comme j’avais un peu étudié la carte que m’avait gentiment laissée Meryem, à peine arrivée à South Station, je suis allée visiter le Boston Tea Party Museum qui est juste à côté de la gare. La plupart des attractions culturelles de la ville tourne autour du fait que Boston a été un des hauts lieux de la guerre d’indépendance contre l’Angleterre. 








Pour ceux et celles qui seraient fâchés avec l’Histoire des États-Unis (mais que cela intéresse quand même un peu !)  : Dans les années 1760, la Grande-Bretagne avait décrété pouvoir lourdement taxer ses treize colonies américaines afin de remplir ses caisses désespérément vides
: cela était très mal perçu par les habitants des colonies qui jugeaient alors injuste de ne pas être représentés au parlement britannique (d’où le slogan « No taxation without representation ! »). Le thé était particulièrement taxé et devint le point de cristallisation des tensions. Par des manipulations législatives, le gouvernement britannique autorisa la Compagnie Anglaise des Indes à vendre son thé moins cher que les autres importateurs ce qui provoqua la ruine des  marchands indépendants et la colère des Américains. Ils essayèrent d’empêcher tous les bateaux transportant du thé de débarquer mais la Compagnie des Indes orientales a le soutien du gouverneur et de l'armée. Le 16 décembre 1772, soixante Bostoniens auto-baptisés Les Fils de la liberté grimpèrent à bord de trois navires déguisés en Indiens et jetèrent 342 caisses de thé par-dessus bord. Cette initiative, la Boston Tea Party, est considérée comme un acte de trahison envers la couronne britannique. C’est le début d’une guerre contre la Grande Bretagne qui s’achèvera en 1783 après que les États-Unis d’Amérique aient proclamé leur indépendance  le 4 juillet 1776. (librement adapté de l’article Wikipédia sur le sujet)


 Le musée est intéressant et ils ont choisi un mode interactif : lors de chaque visite on distribue à chacun une carte qui lui donne son identité : nous sommes tous des files et filles de la Liberté et nous allons commencer la révolution. Avec la chance que j’ai, j’ai tiré le seul gars qui devait prendre la parole pendant l’assemblée ! Une fois sur les bateaux (qui ne sont clairement pas d’origine !), les explications continuent et l’on peut lancer des caissons de thé à la mer. A la sortie, passage obligé par la boutique souvenir dans laquelle on peut acheter…du thé !



"Dump the tea into the Sea"

J’ai ensuite marché jusqu’à l’auberge de jeunesse que m’avait recommandée Sara. Pour avoir écumé les auberges de jeunesse européennes, je dois dire que celle-là, c’était du grand standing : idéalement située (dans Chinatown, pour éviter un trop grand dépaysement :) ), très spacieuse, très propre. J’avais réservé un lit dans un dortoir pour 6 filles. 



Boston Common
Après avoir posé mes affaires, je suis allée me perdre dans les rues de Boston. Il faisait un temps magnifique et très bon ce soir là. Un tour au parc Boston Common, au Quincy Market (un food court, concept dont les Américains sont très friands : plein de petites échoppes qui vendent toutes de la nourriture et un grand espace commun où tout le monde peut manger ce qu’il a choisi)...


Quincy Market
 
Quincy Market

 






J’ai ensuite fini la soirée au cinéma : je suis allée voir The Call, un thriller avec Halle Berry and Abigail Breslin. Je ne serai jamais allée le voir de moi même mais mon professeur de Movie Marketing a travaillé sur la distribution de ce film et nous a donc conseillé d’aller le voir pour qu’on puisse en discuter en classe. Moi qui déteste avoir peur au cinéma, je ne peux pas dire que j’ai passé un bon moment mais au moins je pourrai participer aux discussions en classe.










Campus d'Harvard

Quand je suis rentrée à l’auberge de jeunesse, les 5 autres filles dormaient et le lendemain matin, je suis partie avant leur réveil. Samedi, j’ai pris le métro pour aller à Cambridge, une ville qui touche Boston. Deux des meilleures écoles au monde y ont leurs campus : MIT et Harvard. J’ai opté pour une visite guidée d’Harvard qui se trouve à une vingtaine minutes de métro du centre de Boston (comme quoi, on peut avoir un campus gigantesque sans vivre au milieu des bovidés !).



 

Ce qui est super c’est que ce sont des étudiants de l’université qui font les visites. L’étudiante en archéologie qui nous a guidés avait beaucoup d’anecdotes intéressantes sur le campus et l’Histoire d’Harvard. 
Harvard a été fondée en 1636, c’est le plus ancien établissement d’enseignement aux Etats-Unis et c’est aujourd’hui l'université la plus riche du monde.






Au XIXème siècle, un collège pour les femmes a été crée. Ce n’est qu’au moment de  la Seconde Guerre Mondiale quand les hommes, partis combattre, se sont faits très rares sur le campus que l’on a accepté que les femmes viennent étudier dans la même université que les hommes. Cependant, on leur délivrait un diplôme différent de celui de leurs homologues masculins et ce, jusqu’en 1999 ! Aujourd’hui, une femme est présidente de l’université pour la première fois et en 2010, il y a eu plus de filles diplômées que de garçons. 



 J’ai été déçue d’apprendre qu’il n’y a pas de grand signe marqué « Harvard » devant lequel prendre des photos. J’ai donc dû me contenter de la statue de John Harvard (3ème statue la plus photographiée du monde selon la guide, je reste très sceptique quant à l’exactitude d’une telle statistique). Sur cette statue, on peut lire : « John Harvard founded the school in 1638 ». 

La guide a souligné que 
1-John Havard n’était pas le fondateur mais le premier donateur. 2-Harvard a été fondé en 1636. 
3-La statue ne représente même pas John Harvard : elle a été sculptée des décennies après sa mort et l’on n’avait aucune idée de ce à quoi il ressemblait !
Pure désinformation donc !





La guide était aussi très fière de nous montrer les fenêtres des chambres où ont vécu quelques anciens élèves de renom : John Fitzgerald Kennedy, Franklin Delano Roosevelt, Matt Damon, Mark Zuckerberg, Bill Gates, Natalie Portman…Harvard c’est, entre autres, 8 Présidents des États-Unis et 45 Prix Nobels. Elle nous a dit que les hivers à Boston sont terribles : ils durent 6 mois, les températures sont glaciales et il pleut tous les jours. Je veux bien la croire : même s’il faisait un temps magnifique, il faisait clairement une dizaine de degrés de moins qu’à New York ! 
 

 



 Je suis ensuite retournée à Boston, au Musée des Beaux Arts dont on m’avait vanté la collection de peintures Impressionnistes et Post-Impressionnistes. 










 A vrai dire, elles n’occupent qu’une seule salle, mais quelle salle ! Des nénuphars & des cathédrales de Rouen de Monet, les Grandes baigneuses de Cézanne que je suis justement en train d’étudier en Histoire de l’Art… Je suis tombée par hasard sur une dizaine de toile que j’ai étudiées en cours, ça fait tout bizarre. Ce musée a été un coup de coeur !

 

Venise vue par Renoir : j'aime beaucoup !













 



 


Il me restait ensuite un peu de temps avant de reprendre le bus, je suis donc allée flâner sur le port.







Centre ville de Boston

Puis j’ai repris mon bus et suis arrivée à New York à 21h le samedi soir. Ce fut une visite un peu express mais j’ai fait presque tout ce que je voulais faire à Boston (à part peut-être voir des baleines mais je crois que ce n'est pas la saison) et on m’avait prévenue que deux jours étaient suffisants pour en faire le tour. 

Dimanche, je suis allée voir le Mariage de Figaro par des élèves de NYU qui sont en master de « Performances Vocales ». C’est un opéra et leurs voix sont effectivement impressionnantes. Le seul problème c’est que les micros n’étaient pas réglés assez fort et j’avais du mal à les entendre à cause de la puissance de l’orchestre. C’était assez étrange car ils ont traduit la pièce de Beaumarchais et l'opéra de Lorenzo Da Ponte en anglais et ont donné un accent anglais à certains personnages…perturbant quand on ne connaît que la version originale en italien : pourquoi Figaro serait-il plus anglais qu'américain ? Donc un peu étrange mais à $5, à 15min de chez moi un dimanche après midi, j’aurais tort de m’en priver !


Finalement, je n’ai pas baby-sitté Lilou cette semaine non plus, elle s’est décommandée pour aller dormir chez des copines…je sens que ça va être le retour des larmes mardi quand je vais aller la chercher, c’est long 2 semaines quand on a trois ans

En me levant lundi matin, j'ai trouvé une petite surprise sur la table de la cuisine : Jessica m'a ramené une pâtisserie en forme de Tour Eiffel. Même si l'orthographe de mon nom est un peu aléatoire, l'intention y est, ça m' a fait très plaisir !



1 commentaire:

  1. Malerei Nummer 5 aus Hartley Mardsen ist die fünfte Gemälde aus der Berliner Abstraction Serie.

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