Le printemps est arrivé à New York mais les débuts
furent un petit peu chaotiques : mardi (09/04) il a fait 27° (celsius
j’entends) ! J’ai été tellement prise de cours par la chaleur que j’ai
dû aller m’acheter un t-shirt avant d’aller chercher Lilou parce que je n’étais
clairement pas équipée. J’avais raison, Lilou a pleuré à chaudes larmes quand elle m’a vue arriver. Heureusement, ça n’a pas duré. Pendant deux
semaines, son école était fermée pour les vacances et je suis allée la chercher
dans une garderie. Le quartier, à la limite entre l'East Village et le Lower East
Side, pas très loin de chez moi finalement, était très sympa, ça m’a permis de
découvrir un peu : des petites rues, des cafés, des vieux cinémas et les
arbres en fleurs.
Mercredi, j’ai enfin réussi à skyper Sydney !
Anne est en échange là-bas, résultat, on a 14h d’écart et c’est difficile de
trouver une heure qui soit décente pour nous deux. Petit exploit donc !
Le beau temps n’a pas duré, il a fait trop chaud trop vite et on a eu un énorme orage mercredi soir et la température est redescendue vers les 20 degrés.
Le beau temps n’a pas duré, il a fait trop chaud trop vite et on a eu un énorme orage mercredi soir et la température est redescendue vers les 20 degrés.
Vendredi, je suis partie pour Miami !!
Quand j’ai quitté New York vendredi matin, il
faisait 6° et c’était le déluge. Mon avion décollait de Newark, un des trois
aéroport qui dessert New York même s’il se trouve dans le New Jersey. Il faut
aller en métro prendre un train à Penn Station, puis une navette, tout ça prend du
temps. Décollage à 13h15. A
Charlotte (Caroline du Nord), mon escale, le pilote a « raté » son
atterrissage : on allait bientôt toucher la piste quand il a repris de la
hauteur, fait demi-tour et recommencé. Heureusement, la deuxième fois était la
bonne mais ce n’est pas vraiment rassurant !
En arrivant au dessus de Miami, le
spectacle est extraordinaire, on survole pendant 5 bonnes minutes des villas
gigantesques avec piscine, golf, héliport… Arrivée à l’aéroport de Miami à
18h10. La première chose que je remarque (à part les palmiers, le ciel bleu et
la clim' qui ronronne), c’est que tout le monde parle espagnol ! Même quand je vais
m’acheter quelque chose à manger, la vendeuse commence par me donner le prix en
espagnol.
Grâce aux indications de Coralie, j’arrive à trouver
la navette qui amène jusqu’à l’unique ligne de métro de Miami.
| Chez Coralie ! |
Coralie habite
juste à côté de son université, à Coral Gables, une ville qui touche Miami.
Elle vient me chercher à la station de métro et on va déposer mes affaires chez
elle. Elle partage un appartement vraiment top, idéalement situé par rapport au
métro et au campus avec une américaine que je n’ai pas vue. Il fait 30° et le
taux d’humidité doit avoisiner les 80% (globalement, le temps me rappelle celui de la
Guadeloupe, qui n’est pas très loin !), je me suis donc changée histoire
de ne pas fondre dans mes vêtements New-yorkais.
| Sur le campus |
On fait un petit tour du campus de nuit avant d’aller manger des sushis au centre-ville. On dirait presque que New-York et Miami ne sont pas dans le même pays : même à 22h, la température ne descend pas en dessous de 25-27°, il y a beaucoup de vie dans les rues, les bars et les restaurants s’étalent sur les trottoirs et on entend partout de la musique latine. La végétation est aussi très différente : à Miami, ce sont les palmiers alors qu’à New York les arbres commencent à bourgeonner.
| Dans les chaussures de Forrest Gump |
On se balade dans Brickell, le quartier des affaires, jusqu’à
Bayside, le port. Là encore, de la musique et beaucoup de gens dehors malgré
l’heure tardive. On traine un peu sur des transats et quand un SDF demande à
Coralie de chanter la Marseillaise, on décide qu’il est temps de rentrer.
Quand on se réveille samedi matin, il ne fait pas
très beau, le temps est menaçant. On renonce à la piscine pour la journée et
après avoir fait un super petit déj, on va visiter Vizcaya, une villa qui n'est pas très
loin de chez Coralie. C’est là que Reagan avait choisi de rencontrer Jean-Paul II en 1987. Un des arrêts de métro s'appelle Coconut Grove, trop funky ! :)
Cette maison, c’est tout un concept : construite dans les années 1920, le propriétaire a voulu construire une villa italienne du XVIème siècle, il a donc tout fait vieillir artificiellement : les pierres du jardin, les murs des chambres, les mosaïques...
Le résultat est un peu étrange car on voit assez facilement que tout est « faux ». C’est d’ailleurs assez symptomatique des Etats-Unis et de Miami cette volonté de se créer un passé qu’ils n’ont pas, étant une jeune nation.
Peu importe, le résultat est quand même très sympa. Les jardins sont très beaux malgré les statues d’un goût douteux. On a même vu un raton laveur !
On a d’ailleurs bien fait de commencer par
aller voir les jardins parce qu’une tempête tropicale commence alors qu’on
s’apprête à entrer dans la maison. C’est très impressionnant, il a plu environ
2h sans discontinuer et on avait de l’eau jusqu'aux mollets ! Après avoir
attendu une bonne heure, on décide de retourner au métro, au bout de 2 minutes,
le parapluie devient superflu : on est aussi trempées que si on venait de
prendre une douche toutes habillées et le 4x4 qui asperge Coralie en passant
trop près du trottoir fini le travail.
En arrivant au métro, on essore nos
habits et les serviettes qu’on avait prévues pour la piscine s’avèrent utiles
dans le métro sur-climatisé.
Quelques minutes après notre arrivée au métro, les nuages se dissipent et en un rien de temps, il fait 28° et le soleil brille comme si de rien n’était ! Coralie me fait visiter le campus. Il ressemble plus à un village vacances qu’à un campus universitaire !
Des palmiers partout, des fontaines…ça doit être vraiment difficile de se motiver pour aller en cours ici.
Coralie va réviser un peu ses cours et moi je vais profiter de la
piscine du campus.
On rentre ensuite se préparer pour la soirée. Je
rencontre deux amies de Coralie : Mayta, italo-argentine en dernière année
d’architecture et Marine, française en échange qui étudie le génie civil à
Orléans.
On fait ensuite quelques
galeries et on finit dans un bar. Il est totalement à l’air libre et le groupe
qui joue est excellent, on
reste un petit moment à discuter.
![]() |
| Avec Coralie, Marine et Mayta |
En retournant à la voiture, on se fait réprimander
par un policier qui nous dit qu’on est totalement inconscientes de s’être
garées dans cette rue. Apparemment à une rue de l’endroit branché, c’est le
ghetto. Même s’il a sûrement voulu nous impressionner pour qu’on fasse
attention, toutes les rues de Miami ne sont clairement pas sûres.
Mayta nous emmène ensuite au Club 50, une boîte de nuit qui a une particularité : se trouver au 50ème étage d’une tour du centre ville, sur le toit. De nuit, la vue est très belle et les lumières de la ville s’étirent jusqu’à l’horizon. On retrouve un gros groupe des élèves en échange à l’université de Miami et on danse jusqu’à 3h sous les étoiles.
Dimanche, le réveil est un peu difficile, on a
mal partout d’avoir beaucoup marché et dansé. Le temps est idéal et on reprend
notre plan de la veille : piscine. On retrouve Marine sur le campus. La
piscine n’est pas très loin en kilomètres mais comme le système de transports en
commun n’est pas développé, il nous aurait fallu une heure pour y aller à pied et la
chaleur est écrasante. Après une heure d'attente, le taxi arrive. La piscine est à Coral Gables et s’appelle
Venetian Pool.
Là encore, tout est faux, mais c’est tellement joli. Elle a été construite en 1923 et l’eau provient
d’une nappe souterraine. L’eau est très bleue et très fraîche. Il y a des petites caves et des cascades,
bref, on se repose tranquillement en allant nager quand la chaleur devient
insoutenable. Je me suis tartinée de crême solaire SP50 toute la journée mais je n'ai pas été très habile, j'ai rougi tout le long de mon maillot de bain, le résultat est assez comique.
Quand la piscine ferme vers 16h, on marche un petit
peu en direction d’un hôtel, le Biltmore. Au début, on ne voulait que passer
mais le décor est trop beau : on s’arrête au café de l’hôtel pour admirer
la piscine. Un vrai petit coin de paradis.
| Marine et Coralie |
Et puis, direction la plage ! C'est un peu loin, il nous faut environ 1h de taxi-métro-bus pour
arriver à South Beach. La plage est très
belle, l’eau très bleue. Ici, c’est le Miami des clichés : des nanas
refaites de partout avec leurs chihuahuas, des mecs qui passent clairement 90%
de leur temps éveillé à la salle de sport...Le long de la plage, c'est le quartier art-déco, très sympa à regarder. On tombe par hasard au milieu de ce qui semble être une gay pride, la rue est très animée.
A quelques rues de l’agitation, il
y a quand même des rues beaucoup plus tranquilles avec des petits restaurants.
Les filles connaissent très bien le coin et on déambule tranquillement.
On dîne
dans un restaurant cubain recommandé par Coralie (et le Routard !), Puerto Saga. Les plats sont simples :
des viandes, surtout du poulet , grillées ou en sauce. Elles sont toutes
accompagnées de riz blanc, de soupe aux haricots rouges et de bananes plantains
caramélisées. C’était délicieux et on a tellement mangé que le trajet du retour
à paru être une éternité pour nos estomacs en digestion.
Je suis partie tôt lundi matin pour un avion qui
décollait à 8h30. Retour sans encombre, je suis allée directement à l’université
pour mon cours de 17h. En arrivant à New York, j'ai l'étrange impression de rentrer à la maison..je crois que je l'ai adoptée cette ville ! La fin de journée du lundi a malheureusement été entachée
par l’annonce de l’attentat à Boston. L’université nous a envoyé un mail en
nous disant que la sécurité était augmentée sur le campus. Depuis ma chambre, j’ai
une vue très dégagée du ciel de Manhattan et plusieurs hélicoptères ont tourné
pendant la soirée. Bref, un climat un peu oppressant dont seuls les Américains
ont le secret.
Malgré cette fin un peu tragique, j’ai passé un
super weekend ! J’ai vraiment eu l’impression d’être en vacances pendant
ces quelques jours. Un énorme merci à Coralie qui m’a proposé de venir quand je me
plaignais du froid à New York en mars alors qu’on se connaissait à peine. Elle a
été adorable et m’a vraiment emmenée partout, j’ai pu découvrir beaucoup de facettes
de Miami sous un superbe soleil ! Merci Coralie !!

elo il faut pas que tu oublie que c'est a lentilly ta vrai maison
RépondreSupprimerAprendimos a quererte
RépondreSupprimerDesde la histórica altura
Para plantar la bandera
Con la luz de tu sonrisa.